L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et chef du parti Bennett 2026 pour les prochaines élections a accordé ce matin (lundi) une interview sur les ondes de la radio publique Kan.
Il a déroulé ses objectifs en vue de la formation du prochain gouvernement qu'il entend diriger.
En effet, à la question de savoir s'il siègerait dans un gouvernement Netanyahou, Bennett a répondu: ''Je ne siègerai pas sous Netanyahou, je vais le remplacer''.
Concernant d'éventuelles alliances, Bennett a renouvelé son appel à Gadi Eizenkott d'être son numéro 2: « J'ai deux fois plus de mandats que lui. Il est absolument crucial que nous nous unissions au sein du bloc sioniste-libéral dans l'opposition », a-t-il déclaré.
L'ancien premier ministre a également expliqué où il se situait sur l'échiquier politique: « Je suis contre la cession de territoires et contre les concessions à nos ennemis. Je suis plus faucon que Netanyahou, qui a plié face au Hamas. » Mais il revendique en parallèle un libéralisme national et institutionnel assumant de vouloir s'allier à des partis de gauche. Sur un ralliement du parti arabe Ra'am à son éventuelle coalition comme il l'a déjà fait par le passé, Bennett s'est contenté de répondre qu'une coalition de son parti avec les partis ''sionistes'' suffit à obtenir 61 députés.
Le chef de Bennett 2026 se compare au hongrois Peter Magyar qui a remporté les élections la semaine dernière metttant fin aux 16 années de pouvoir de Viktor Orban. « Voilà un homme de droite autour duquel tous les partis qui lui sont à gauche se sont rassemblés. Seul un homme de droite peut battre ce gouvernement. », a affirmé Bennett.
Il s'est par ailleurs prononcé en faveur de la mise en place du mariage civil en Israël ainsi que de la circulation des transports publics le Shabbat.
Naftali Bennett a, une nouvelle fois, mis en avant l'enrôlement des orthodoxes dans Tsahal comme le coeur de son projet politique dénonçant les budgets accordés à cette population qui ne sert pas dans l'armée dans son immense majorité: « Je reviens d'une visite dans le Nord. Cette exemption tue nos soldats. Les réservistes s'épuisent. Cela nuit à la capacité opérationnelle. », a martelé Bennett.