Vie politique

Bennett: ''Je vais remplacer Netanyahou''

L'ancien Premier ministre a accordé une interview à la radio ce matin et affiché ses objectifs.

3 minutes
20 avril 2026

ParGuitel Benishay

Bennett: ''Je vais remplacer Netanyahou''
Photo by Yonatan Sindel/Flash90

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L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et chef du parti Bennett 2026 pour les prochaines élections a accordé ce matin (lundi) une interview sur les ondes de la radio publique Kan.

Il a déroulé ses objectifs en vue de la formation du prochain gouvernement qu'il entend diriger.

En effet, à la question de savoir s'il siègerait dans un gouvernement Netanyahou, Bennett a répondu: ''Je ne siègerai pas sous Netanyahou, je vais le remplacer''.

Concernant d'éventuelles alliances, Bennett a renouvelé son appel à Gadi Eizenkott d'être son numéro 2: « J'ai deux fois plus de mandats que lui. Il est absolument crucial que nous nous unissions au sein du bloc sioniste-libéral dans l'opposition », a-t-il déclaré.

L'ancien premier ministre a également expliqué où il se situait sur l'échiquier politique: « Je suis contre la cession de territoires et contre les concessions à nos ennemis. Je suis plus faucon que Netanyahou, qui a plié face au Hamas. » Mais il revendique en parallèle un libéralisme national et institutionnel assumant de vouloir s'allier à des partis de gauche. Sur un ralliement du parti arabe Ra'am à son éventuelle coalition comme il l'a déjà fait par le passé, Bennett s'est contenté de répondre qu'une coalition de son parti avec les partis ''sionistes'' suffit à obtenir 61 députés.

Le chef de Bennett 2026 se compare au hongrois Peter Magyar qui a remporté les élections la semaine dernière metttant fin aux 16 années de pouvoir de Viktor Orban. « Voilà un homme de droite autour duquel tous les partis qui lui sont à gauche se sont rassemblés. Seul un homme de droite peut battre ce gouvernement. », a affirmé Bennett.

Il s'est par ailleurs prononcé en faveur de la mise en place du mariage civil en Israël ainsi que de la circulation des transports publics le Shabbat.

Naftali Bennett a, une nouvelle fois, mis en avant l'enrôlement des orthodoxes dans Tsahal comme le coeur de son projet politique dénonçant les budgets accordés à cette population qui ne sert pas dans l'armée dans son immense majorité: « Je reviens d'une visite dans le Nord. Cette exemption tue nos soldats. Les réservistes s'épuisent. Cela nuit à la capacité opérationnelle. », a martelé Bennett.

Il a assuré qu'il parviendrait, contrairement au gouvernement actuel, à incorporer les orthodoxes expliquant que ce sont les budgets accordés qui encouragent ce statu quo : « Des dizaines de milliards de shekels financent cette exemption. C'est une menace terrible. », a-t-il lancé.

Sur le plan militaire, Bennett a dressé un bilan nuancé mais critique des fronts nord et sud. « Il était possible de vaincre le Hezbollah, mais cela exigeait un travail stratégique global. Les combattants tombés au Liban ne sont pas morts en vain. Le Hezbollah a essuyé des coups sévères, nous avons créé une zone tampon qui a éloigné la menace. Mais après deux ans et demi, les habitants du Nord attendaient une victoire totale. Cela n'a pas eu lieu, ni là-bas, ni au Sud face au Hamas. Nous retombons dans la logique des cycles de combat. »

Sur le front iranien, il a averti contre toute illusion : « La guerre n'est pas une fin en soi, mais un moyen d'atteindre des objectifs. Trump a dit dès le début qu'il y avait deux voies, la négociation ou la force. Les objectifs doivent être atteints, sinon sur ce front aussi nous nous enliserons dans des cycles sans fin. »


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