Israël

En mémoire de la famille Bibas, un lieu thérapeutique unique va être construit en Israël

À l’heure du souvenir, un projet à Migdal HaEmek veut faire naître la vie là où l’horreur a frappé.

2 minutes
20 avril 2026

ParDelphine Miller

En mémoire de la famille Bibas, un lieu thérapeutique unique va être construit en Israël
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En ce jour de Yom Hazikaron, où Israël s’arrête pour se souvenir de ses morts, un projet lancé à Migdal HaEmek vient aussi rappeler une autre dimension profondément israélienne : celle de continuer à bâtir, même après l’horreur. Un « Jardin orange » doit voir le jour en mémoire de Shiri Bibas et de ses deux enfants, Ariel et Kfir, assassinés en captivité à Gaza, ainsi qu’en hommage aux enfants assassinés le 7 octobre et pendant la guerre qui a suivi.

Ce futur parc thérapeutique, qui s’étendra sur 20 dounams, ne doit pas être un mémorial classique. Il comprendra des vergers, des espaces de jeux, des zones de création, de thérapie et de recueillement, avec l’ambition de faire de ce lieu un espace vivant, tourné vers les familles, la nature et la guérison. À travers ce choix, le projet porte un message fort : ne pas effacer la douleur, mais lui donner une réponse qui passe par la vie, par les enfants, par la terre et par l’avenir.

Le parc doit être construit à proximité de deux jardins d’enfants, actuellement en chantier, qui porteront les noms d’Ariel et Kfir. Ce détail dit beaucoup de l’esprit du projet : se souvenir, non pas en se figeant, mais en transmettant. Dans un pays encore meurtri, où tant de familles vivent l’absence de manière insoutenable, cette initiative s’inscrit dans un élan plus large, familier à la société israélienne : pleurer ses disparus, les porter dans la mémoire collective, puis continuer malgré tout à semer, à planter, à construire.

L’ouverture du site n’est pas attendue avant environ deux ans, même si certaines parties pourraient être accessibles plus tôt. Mais déjà, le sens du projet dépasse l’aménagement lui-même.

En Israël, et peut-être plus encore dans l’histoire juive, se souvenir n’a jamais seulement voulu dire regarder en arrière : c’est aussi refuser que la destruction ait le dernier mot, et choisir d’avancer en reconstruisant.

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