La cérémonie organisée au Mur occidental lundi soir à l'occasion de Yom Hazikaron a mis en lumière l’histoire de deux femmes d’une même famille, toutes deux veuves de soldats tombés au combat à cinquante ans d’intervalle, jour pour jour.
La flamme de la mémoire a été allumée par le président de l’État aux côtés de Leah Zohar et sa petite-fille Tomer Zisser. Leur geste, hautement symbolique, a incarné la continuité du deuil au sein d’une même famille confrontée à deux guerres et deux pertes similaires.
Tomer Zisser est la veuve du major Eli Zisser, officier de la Sayeret Matkal, unité d’élite des forces spéciales israéliennes. Le 7 octobre 2023 (22 Tichri 5774) lors de l’attaque menée par le Hamas contre le sud d’Israël, il a fait partie des premières forces déployées dans la zone du kibboutz Kfar Aza. Selon les éléments communiqués par l’armée, son unité a été engagée dans des combats rapprochés après être entrée dans le village pour tenter de neutraliser des terroristes et secourir des civils pris au piège.
L’affrontement a rapidement tourné à l’embuscade. Plusieurs membres de l’unité ont été tués au cours des combats, dont le major Zisser, âgé de 27 ans. Il a laissé derrière lui son épouse Tomer et sa famille.

Cinquante ans plus tôt, sa grand-mère Leah Zohar avait vécu une tragédie comparable. Son mari, le sergent parachutiste Zephaniah Solomon, servait dans les forces de réserve durant la guerre du Guerre du Kippour. Il est tombé le 18 octobre 1973 (22 Tichri 5734) lors d’une attaque contre un poste militaire dans le secteur du canal de Suez, après avoir participé à la défense de sa position face à un commando égyptien.
Selon les témoignages historiques, il faisait partie des premiers soldats à réagir à l’assaut et a continué à combattre jusqu’à être mortellement touché. Il avait 24 ans. Sa mort a laissé une veuve, Leah, et un enfant né après son décès.
Lors de la cérémonie, la présence conjointe de la grand-mère et de la petite-fille a été présentée par les organisateurs comme un symbole rare de transmission du deuil à travers les générations. Toutes deux ont perdu leur mari en uniforme, dans des conflits séparés par un demi-siècle mais réunis par une même logique de guerre et de perte.
Dans le contexte des commémorations nationales, leur intervention a illustré la manière dont les récits familiaux s’inscrivent dans la mémoire collective israélienne, où les histoires individuelles de deuil rejoignent celles, plus larges, du pays tout entier.
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