Les États-Unis ont informé Israël que Donald Trump repoussait à dimanche l’échéance qu’il avait lui-même fixée pour un cessez-le-feu avec l’Iran. Mais ce nouveau cap reste entouré d’un flou révélateur : le président américain ne l’a pas confirmé officiellement, alors même que son administration affirme désormais qu’aucune date ferme n’a été arrêtée. Selon Arutz Sheva, des responsables israéliens disent avoir du mal à croire que les parties parviendront à de véritables avancées dans un délai aussi incertain. Ce décalage entre une échéance évoquée et l’absence de confirmation publique suggère que Washington veut garder les mains libres et éviter de s’enfermer dans un calendrier trop rigide.
Car sur le fond, la ligne américaine ne s’est pas adoucie. La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a expliqué que pour mettre fin à la guerre, l’Iran devait notamment remettre aux États-Unis l’uranium enrichi présent sur son territoire. Elle a aussi précisé que Donald Trump attendait de Téhéran une réponse “unie”, alors que Washington estime que le régime reste divisé. Le président iranien Massoud Pezeshkian, lui, affirme que la République islamique reste ouverte au dialogue, tout en accusant les États-Unis d’empêcher de vraies négociations par les menaces, le siège économique et la rupture de leurs engagements. En laissant du temps sans officialiser de nouvelle échéance claire, Trump semble donc chercher à tester la capacité du régime iranien à parler d’une seule voix tout en continuant à faire monter le prix du statu quo.
Cette stratégie passe aussi par une pression économique assumée. Le CENTCOM a annoncé avoir ordonné à 29 navires de faire demi-tour ou de retourner vers des ports iraniens dans le cadre du blocus maritime imposé à la République islamique. Et la Maison Blanche revendique ouvertement cette politique : selon ses propres termes, le blocus naval “efficace” et “réussi” se poursuit contre les navires et bâtiments se déplaçant depuis ou vers les ports iraniens, au point “d’étrangler complètement” l’économie du pays. Washington affirme que l’Iran perd ainsi près de 500 millions de dollars par jour. Autrement dit, ce temps supplémentaire n’a rien d’un répit accordé à Téhéran : il permet aux États-Unis de poursuivre l’asphyxie économique du régime tout en gardant l’option diplomatique ouverte.
Israël, de son côté, ne lit pas cette prolongation comme un signe d’accalmie. Lors d’une visite auprès de combattants du Dôme de fer dans les collines de Jérusalem, Benjamin Netanyahu a affirmé qu’Israël était prêt à tous les scénarios, en défense comme en attaque. Derrière la trêve repoussée à dimanche, la logique dominante reste donc celle d’une attente sous pression : Washington laisse encore un peu de temps à l’Iran, mais sans relâcher l’étau, et sans donner le moindre signal qu’il serait prêt à accepter un compromis au rabais.
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