L’audience de la Cour suprême consacrée aux requêtes réclamant la création d’une commission d’enquête d’État sur le massacre du 7 octobre s’est ouverte ce jeudi à Jérusalem dans une atmosphère particulièrement tendue. À l’extérieur du tribunal, des heurts ont éclaté entre familles endeuillées, alors même que l’audience devait se tenir sans public — ce qui signifie, dans les faits, que ces familles elles-mêmes n’étaient pas autorisées à y assister.
Devant les juges, le représentant du gouvernement a défendu une ligne claire : ce n’est pas le moment d’ouvrir une telle enquête. Selon lui, le cessez-le-feu reste fragile et pourrait prendre fin dans les prochains jours. Dans le même esprit, l’avocat représentant la position du gouvernement, Rabilo, a affirmé que le moment de créer une commission d’enquête viendra seulement après une victoire d’Israël sur tous les fronts, estimant qu’une intervention judiciaire sur ce dossier créerait un précédent inédit et porterait atteinte à la séparation des pouvoirs.
Cette position est à l’opposé de celle de la procureure générale Gali Baharav-Miara, qui considère qu’un refus prolongé de mettre en place une commission d’enquête indépendante nuit gravement à la recherche de la vérité. Pour les familles de victimes mobilisées devant la Cour, le temps des reports et des délais est révolu. Elles réclament que les responsabilités soient enfin examinées, alors que le pouvoir politique continue de soutenir qu’une telle enquête devra attendre la fin complète de la guerre.
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