La tendance à la baisse des prix se confirment sur le marché de l'immobilier mais le locatif repart à la hausse avec un critère devenu incontournable pour les locataires: le ''mamad'', la pièce sécurisée à l'intérieur de l'appartement.
En mars 2026, au premier mois du conflit ouvert avec l'Iran, les loyers ont continué de grimper sur l'ensemble du territoire, portés par une demande en forte hausse pour les petits appartements et, surtout, pour ceux dotés d'un mamad (pièce sécurisée). C'est ce que révèlent les données de la société fintech Wecheck, transmises à Ynet et au supplément économique Mamon.
Au niveau national, le loyer mensuel moyen a progressé de 2,1 % en mars par rapport à février, pour atteindre 5 041 shekels. Mais c'est dans le segment des petits appartements (1 à 3 pièces) que la hausse est la plus marquée : +3,1 % en un mois. Et lorsque ces petits logements disposent d'un mamad, la progression atteint 4,9 %, contre 2,6 % pour les appartements sans abri sécurisé. Sur un an, l'écart est également significatif : +5,7 % pour les petits appartements avec mamad, contre +4,3 % pour ceux qui n'en disposent pas.
« La protection est devenue un paramètre central dans la décision des locataires. C'est un changement profond des habitudes de consommation sur le marché locatif », analyse Rami Ronen, directeur général de Wecheck. Une pièce sécurisée peut désormais justifier une prime de 5 à 10 % sur le loyer, voire davantage dans le segment des petits appartements où l'offre reste rare.
Les disparités géographiques sont notables. Jérusalem enregistre la plus forte hausse mensuelle avec +4,5 %, et affiche une progression annuelle de 10,9 %. Rishon LeZion suit avec +4,2 % sur le mois (+4,8 % sur un an), Ramat Gan avec +3,6 % (+7,5 % sur un an), Haïfa avec +2,6 % (+6,1 % sur un an). Ashkelon, ville du sud particulièrement exposée aux risques sécuritaires, enregistre une hausse mensuelle de 2,4 % et une progression annuelle de 10 %.
À rebours de cette tendance, Tel Aviv et Herzliya affichent de légères baisses mensuelles (-0,3 % et -0,2 % respectivement), même si leurs loyers restent en hausse sur douze mois (+3 % et +2,3 %).
Ce boom locatif s'explique par la conjonction de plusieurs facteurs. Ron Novotny, directeur général du réseau de courtage Anglo-Saxon, pointe « une tendance claire de transfert vers la location » : des ménages disposant de revenus mensuels de 18 000 à 28 000 shekels, théoriquement capables de rembourser un emprunt de 7 000 à 10 000 shekels par mois, se trouvent dans l'impossibilité d'acquérir le logement dont ils ont besoin aux prix et aux taux actuels. « Pour beaucoup d'entre eux, l'achat est devenu trop coûteux ou implique des compromis trop importants sur la taille et la qualité du bien. Ils se tournent alors vers la location de petits et moyens appartements, accentuant la pression sur ce marché. »
Tous les experts s'accordent sur un point : cette tendance ne devrait pas s'inverser rapidement. « Le mamad est aujourd'hui un paramètre qui incarne une valeur financière considérable sur le marché locatif », conclut Erez Cohen, expert immobilier, dans les colonnes de Ynet. « Même les jeunes locataires sans enfants recherchent désormais des logements avec une pièce sécurisée ce qui était auparavant marginal. Cette évolution s'est considérablement renforcée dans le contexte sécuritaire actuel et ne devrait pas faiblir à court terme. »
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