L’intelligence artificielle s’impose à grande vitesse dans l’économie israélienne. Selon une étude publiée par le Bureau central des statistiques d’Israël, Israël se classe désormais au deuxième rang mondial en matière d’utilisation de l’IA dans les organisations, juste derrière le Danemark.
En moins d’un an, la part des entreprises utilisant des technologies d’intelligence artificielle est passée de 28 % en juin 2025 à 39 % en mars 2026, plus 50 %. Un bond qui confirme l’ancrage rapide de ces outils dans le tissu économique.
Sans surprise, le secteur de la tech reste en tête, avec 65 % des entreprises ayant recours à l’IA. Mais la progression la plus marquante vient d’autres secteurs. Dans le bâtiment, de 6 % à 21 % en quelques mois. Dans le commerce, de 17 % à 31 %. L’adoption varie également selon la taille des entreprises : 52 % dans les grandes structures de plus de 250 employés, contre 37 % dans les petites entreprises.
Les effets sur la performance sont déjà perceptibles. Plus d’un quart des dirigeants estiment que l’IA améliore fortement la productivité, tandis que 60 % évoquent un impact positif plus modéré. Dans la high-tech, ce constat est encore plus marqué : 43 % des dirigeants parlent d’une amélioration significative.
L’étude confirme une tendance qui alimente les inquiétudes : l’IA remplace certaines tâches auparavant réalisées par des humains. Ainsi, 21 % des organisations utilisent l’IA pour des missions autrefois confiées à des employés. Ce phénomène concerne surtout les tâches routinières bien plus que les tâches complexes. Dans les secteurs de la technologie et de la finance, près d’un tiers des entreprises utilisent déjà l’IA pour des missions complexes.
Pour autant, l’impact sur l’emploi reste limité à ce stade. 88 % des dirigeants affirment que l’introduction de l’IA n’a pas modifié leurs effectifs. Seules 4 % des entreprises évoquent une réduction des recrutements ou des suppressions de postes, principalement parmi les travailleurs peu qualifiés. À l’inverse, une minorité - 2 % des entreprises, et jusqu’à 6 % dans la high-tech - indique que l’IA a contribué à créer de nouveaux emplois.
Dernier enseignement du rapport : la formation des employés reste en retrait.
Seuls 36 % des dirigeants déclarent avoir mis en place des formations à l’IA pour leurs équipes. Un chiffre qui grimpe toutefois à 71 % dans les secteurs de la high-tech et de la finance.
À mesure que l’intelligence artificielle s’impose comme un outil structurant, Israël confirme sa position de leader technologique. Mais cette avancée rapide pose déjà une question clé : celle de l’adaptation des compétences et de la préparation du marché du travail à une transformation qui ne fait que commencer.
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