Washington a annoncé vendredi le retrait d’environ 5 000 soldats américains stationnés en Allemagne, une diminution qui devrait être mise en œuvre dans un délai de « six à douze prochains mois » et qui représente près de 15 % des quelque 36 000 militaires déployés dans le pays.
Dès le lendemain, le président américain Donald Trump a laissé entendre que cette mesure pourrait n’être qu’un début. S’exprimant depuis la Floride, il a affirmé vouloir aller « bien plus loin » que cette réduction initiale, évoquant la possibilité d’un désengagement accru, y compris dans d’autres pays européens comme l’Italie et l’Espagne. Ces déclarations interviennent dans un contexte de fortes divergences entre Washington et plusieurs capitales européennes, notamment sur la guerre au Moyen-Orient et la posture à adopter face à l’Iran.
À Bruxelles, l’OTAN a réagi avec prudence, indiquant travailler avec les États-Unis afin de clarifier les modalités de ce redéploiement. L’Alliance y voit néanmoins un signal supplémentaire de la nécessité pour les Européens de renforcer leurs capacités de défense et d’assumer une part plus importante de leur sécurité collective.
L’annonce fait suite à un échange tendu entre Donald Trump et le chancelier allemand Friedrich Merz. Ce dernier avait critiqué la stratégie américaine vis-à-vis de Téhéran, accusant Washington de "manquer de stratégie et d’être « humilié » dans les négociations. Le président américain a vivement répliqué, tout en reprochant plus largement aux alliés européens leur manque de soutien dans l’offensive menée aux côtés d’Israël et leur dépendance persistante à la protection militaire américaine.
Aux États-Unis, la décision ne fait pas l’unanimité, y compris dans le camp républicain. Les présidents des commissions des forces armées de la Chambre des représentants et du Sénat ont exprimé leur inquiétude, estimant qu’un tel retrait envoie « un mauvais signal » à la Russie. Selon eux, une réduction prématurée des effectifs pourrait affaiblir la dissuasion, alors même que les investissements européens en matière de défense mettront du temps à produire leurs effets.
Côté allemand, le ministre de la Défense Boris Pistorius a jugé ce retrait « prévisible », appelant les Européens à prendre davantage de responsabilités. Berlin se veut toutefois rassurant quant au maintien des infrastructures stratégiques, notamment la base aérienne de Ramstein, considérée comme essentielle pour les opérations américaines et alliées.
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