Selon un rapport exclusif de Reuters citant trois sources informées, le renseignement américain estime que le calendrier nécessaire à l'Iran pour développer une arme nucléaire n'a pas évolué depuis l'été dernier. À cette époque, les frappes conjointes américano-israéliennes avaient été évaluées comme ayant retardé cette capacité d'environ un an.
Malgré deux mois de combats engagés notamment pour freiner le développement de la bombe iranienne, les évaluations sur le programme nucléaire de Téhéran sont restées largement stables. Les frappes les plus récentes, lancées le 28 février, ont principalement visé des cibles militaires conventionnelles, même si Israël a également frappé plusieurs installations nucléaires significatives.
Les experts s'accordent à dire que pour porter un coup décisif au programme nucléaire iranien, il serait nécessaire de détruire ou d'extraire du territoire iranien le stock d'uranium hautement enrichi. Or, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ignore actuellement où se trouve une partie de ce stock d'environ 440 kilogrammes d'uranium enrichi à 60%. Une partie serait stockée dans un complexe souterrain à Ispahan, mais cela n'a pas pu être vérifié depuis l'interruption des inspections.
Selon l'AIEA, le stock total d'uranium enrichi pourrait suffire à produire jusqu'à dix bombes, sous réserve d'un enrichissement supplémentaire.
L'establishment sécuritaire américain réaffirme que son objectif demeure d'empêcher l'Iran d'acquérir l'arme nucléaire, notamment via des négociations continues avec Téhéran. La Maison-Blanche, de son côté, maintient que les opérations militaires ont sérieusement endommagé les infrastructures nucléaires et l'industrie militaire iranienne.
Des pistes supplémentaires sont à l'étude, dont des opérations terrestres visant à localiser et extraire l'uranium enrichi. L'Iran continue pour sa part de nier toute ambition nucléaire militaire. Selon les évaluations américaines et l'AIEA, Téhéran avait suspendu le développement d'une ogive nucléaire dès 2003, bien que certains éléments du programme auraient été maintenus clandestinement.
Enfin, les experts notent que l'élimination de plusieurs hauts scientifiques nucléaires iraniens ajoute une dimension d'incertitude quant à la capacité de Téhéran à concrétiser ses ambitions : si le savoir ne peut être détruit, sa mise en œuvre pratique pourrait en être significativement affectée.
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