Vie politique

Jonathan Pollard se lance en politique : ligne très à droite

À 71 ans, celui qui a purgé 30 ans de prison aux États-Unis pour espionnage au profit d’Israël entend désormais peser sur l’avenir du pays.

2 minutes
5 mai 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Jonathan Pollard se lance en politique :  ligne très à droite
Crédit photo : Yossi Aloni / Flash90

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L’ancien espion Jonathan Pollard a officiellement annoncé se présenter aux prochaines élections aux côtés de Nissim Louk, dont la fille, Shani Louk, a été assassinée lors du massacre de la fête Nova.

Pollard, qui s’exprime rarement depuis sa libération en 2015 et son installation en Israël cinq ans plus tard, a expliqué sur la chaîne israélienne 13 que sa décision est directement liée aux événements du 7 octobre : « Jusqu’alors, je pensais que l’abandon et la trahison que j’avais subis étaient exceptionnels. Mais après le 7 octobre, j’ai compris que je n’étais pas un cas isolé, que le gouvernement et l’armée ont trahi et abandonné le pays ».

Sur le fond, Pollard défend des positions fermes, notamment sur la sécurité. Il place au cœur de son programme l’« indépendance militaire » d’Israël et plaide pour un service national obligatoire pour tous, « Juifs comme Arabes ».

Concernant Gaza, son discours est sans ambiguïté. Il se dit favorable à une solution radicale : « Je préfère une expulsion forcée des habitants actuels de Gaza, l’annexion de la bande et sa recolonisation par nous. »

Il estime par ailleurs qu’Israël ne remporte pas la guerre actuelle, dénonçant une absence de stratégie claire et une direction insuffisamment déterminée.

Pollard n’épargne pas le Premier ministre Benyamin Netanyahu.« Bibi parle beaucoup », lance-t-il, qualifiant les affirmations selon lesquelles Israël serait en train de gagner la guerre de « mensonge calculé et froid ». Malgré ces critiques, il affirme qu’il respectera toute décision démocratique et qu’il soutiendrait Netanyahu s’il était réélu.

Son ambition affichée est de rassembler le camp de droite, qu’il juge aujourd’hui trop fragmenté : « Nous n’avons qu’un gouvernement de “yes-men” ». Il n’exclut pas des alliances avec certains responsables politiques, citant notamment Avigdor Lieberman. En revanche, il ferme la porte à toute coopération avec Naftali Bennett, qu’il attaque frontalement : « C’est un menteur. Il n’a pas à accuser Netanyahou pour le 7 octobre sans reconnaître sa propre responsabilité. »

Selon Pollard, certaines décisions prises sous Bennett, notamment l’augmentation du nombre de travailleurs gazaouis autorisés à entrer en Israël, ont contribué à la situation actuelle.

« Le pays a besoin d’un leadership qui rétablisse la dissuasion et la victoire », a conclu Pollard.

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