Les États-Unis attendent sous 48 heures une réponse iranienne à un cadre d’accord provisoire : gel de l’enrichissement d’uranium contre allègement des sanctions, déblocage d’avoirs et réouverture du détroit d’Ormuz. Mais côté israélien, certains responsables estiment qu’un maintien du blocus pourrait précipiter la fin du régime iranien avant la fin de 2026 selon une analyse relayée par le journaliste israélien Barak Ravid.
Les chiffres donnent la mesure du choc. Le rial serait tombé à 1,8 million pour un dollar, soit 25 % de moins que le niveau qui avait déjà déclenché des manifestations en janvier. Le commerce non pétrolier aurait chuté de 50 %, les échanges avec la Chine de 80 %, tandis que deux millions d’Iraniens auraient déjà perdu leur emploi. Pour éviter une crise alimentaire massive, le pouvoir maintient artificiellement un taux subventionné de 285 000 rials pour un dollar destiné aux importations de produits de base.
Le coup le plus dur vient du pétrole : 184 millions de barils seraient aujourd’hui immobilisés, dont 60 millions bloqués dans la zone du Golfe persique et du golfe d’Oman, et 124 millions près de la Chine, sans acheteurs prêts à risquer des sanctions américaines. Entre pétrole invendu et exportations pétrochimiques gelées, le régime perdrait 400 à 500 millions de dollars par jour. Si les capacités de stockage arrivent à saturation d’ici 15 à 60 jours, Téhéran pourrait être contraint de fermer des puits, avec une perte durable estimée à 300 000 à 500 000 barils par jour, soit 9 à 15 milliards de dollars de revenus annuels en moins.
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