France

Paris: une enquête ouverte après une campagne d'affichage ''à caractère antisémite''

Le parquet de Paris a saisi la Brigade de répression de la délinquance aux personnes pour des soupçons d'injure publique aggravée par la discrimination.

2 minutes
10 mai 2026

ParGuitel Benishay

Paris: une enquête ouverte après une campagne d'affichage ''à caractère antisémite''
Photo: IStock

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Le dimanche 3 mai, la station de métro Buttes-Chaumont (19e arrondissement) a été le théâtre d'un affichage illégal massif par le street artiste GoGrazy99. Le parquet de Paris a saisi la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP) pour des soupçons d'injure publique aggravée par la discrimination.

Les usagers de la ligne 7 bis ont découvert, ce dimanche matin, les couloirs de la station Buttes-Chaumont recouverts d’œuvres non autorisées. Elles représentent un personnage aux traits jugés démoniaques, arborant une étoile de David en guise de nez.

Cette opération de « street art » sauvage a immédiatement provoqué de vives réactions, tant du côté des autorités que des associations de lutte contre l’antisémitisme.

La RATP a réagi promptement en annonçant le retrait des affiches par ses équipes techniques. La régie de transports a fermement condamné ces pratiques et a confirmé son intention de déposer plainte.

Face à la nature des visuels exposés, la justice a décidé d’intervenir. Selon les informations transmises par le ministère public, les affiches présenteraient un « caractère antisémite ».

Le collectif Nous Vivrons a d'ailleurs fustigé sur les réseaux sociaux une rhétorique d'exclusion visant les usagers de confession juive ou de sensibilité sioniste.

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Interrogé par le Parisien, l’artiste GoGrazy99 rejette formellement toute accusation d'antisémitisme. Il affirme que le visuel controversé (l'étoile à six branches) n'était pas présent lors de l'affichage de ce dimanche.

Pour justifier son esthétique, l'auteur invoque une symbolique occulte et historique plutôt que religieuse : le pentagramme (5 branches) représenterait, selon lui, les démons et la magie.

« À aucun moment, le personnage n’a un lien avec le judaïsme, ou avec la haine d’une religion ou d’un peuple », s'est défendu le street artiste. Les enquêteurs de la BRDP devront désormais déterminer si ces éléments graphiques tombent sous le coup de la loi française concernant l'incitation à la haine.


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