La commission ministérielle des affaires législatives a rejeté ce dimanche l'examen de la proposition de loi visant à abroger les accords d'Oslo, l'accord de Hevron et l'accord de Wye. Le report a été demandé par le Premier ministre Binyamin Netanyahou.
La séance a donné lieu à des échanges vifs. Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir a plaidé pour une adoption immédiate du texte, estimant que « nous avons une occasion rare » et qualifiant l'Autorité palestinienne de « soutien au terrorisme ». Il a ajouté que la majorité des membres de la coalition comprenait selon lui « l'absurdité des accords d'Oslo ».
En sens inverse, les représentants du Conseil de sécurité nationale ont demandé un report afin de conduire un travail préparatoire approfondi. Le secrétaire du gouvernement Yossi Fuchs a quant à lui insisté sur la nécessité de coordonner toute démarche avec Washington.
Le ministre de la Justice Yariv Levin a indiqué soutenir le texte sur le fond, tout en justifiant le report : « Il y a un Premier ministre qui est exposé à des éléments que je ne connais pas. » Il a néanmoins ajouté : « Je serai plus qu'heureux de faire avancer cette loi. Comme nous sommes revenus à Sa-Nur, nous reviendrons à d'autres endroits. »
Le projet de loi prévoit l'annulation complète de l'ensemble des accords conclus entre Israël, l'OLP et l'Autorité palestinienne, qui ne lieraient plus l'État israélien ni aucun de ses représentants. Le texte propose également d'abroger la législation adoptée pour mettre en œuvre ces accords et de rétablir la situation juridique antérieure à leur signature.
Dans l'exposé des motifs, les auteurs affirment que les accords d'Oslo ont engendré des milliers de victimes, affaibli la sécurité d'Israël et créé les conditions ayant permis le renforcement du terrorisme palestinien, jusqu'aux attaques du 7 octobre 2023.