Le Premier ministre Netanyahou a accordé hier (dimanche) une interview à la télévision américaine dans l'émission 60 Minutes sur CBS. Il y a évoqué les dossiers brûlants du Moyen-Orient.
Dès l'ouverture de l'entretien, Netanyahou a reconnu des avancées militaires et stratégiques significatives contre l'Iran, tout en refusant d'annoncer une victoire prématurée. Il a listé les objectifs encore non atteints : l'extraction de l'uranium enrichi du territoire iranien, le démantèlement des sites d'enrichissement, la neutralisation des proxies soutenus par Téhéran, et l'élimination des capacités de production de missiles balistiques. « Nous avons frappé une grande partie de tout cela, mais tout existe encore, et nous n'avons pas fini », a-t-il déclaré.
Interrogé sur le scénario d'un effondrement du régime islamique, Netanyahou a été aussi clair que possible: ''La chute du régime est possible mais pas certaine''. Concernant Mojtaba Khamenei, le Premier ministre israélien a estimé qu'il était vivant mais assure qu'il n'a pas le pouvoir qu'avait son père.
Il a précisé avoir dit au président Trump que « le danger d'agir existe, mais que le danger de ne pas agir est bien plus grand ». Sur la question du détroit d'Ormuz au cœur des négociations en cours, il a reconnu que ni Israël, ni les Etats-Unis n'avaient anticipé l'ampleur de l'enjeu : « Le problème du détroit d'Ormuz a été compris avec le temps. Je ne prétends pas l'avoir prévu. »
Sur la possibilité d'extraire l'uranium enrichi du sol iranien, le Premier ministre s'est montré pragmatique. Sans évoquer d'option militaire explicite, il a rapporté les mots de Trump : « Il m'a dit : "Je veux entrer là-dedans." Et je pense que ça peut se faire physiquement, ce n'est pas le problème. Si vous avez un accord et que vous entrez pour le sortir, pourquoi pas ? C'est la meilleure façon. »
Sur le front libanais, Netanyahou a été catégorique : il n'acceptera pas de cessez-le-feu sous pression, y compris américaine. « Ils veulent frapper nos villes », a-t-il affirmé. Il a ajouté que si le régime iranien est suffisamment affaiblit ou tombe, « ce sera la fin du Hezbollah, du Hamas et des Houthis ».
Face à l'érosion du soutien à Israël au sein du public américain, Netanyahou a désigné les réseaux sociaux comme vecteur central de désinformation. « Israël est assiégé sur le front de la propagande », a-t-il dit, évoquant « plusieurs États » qui auraient orchestré des campagnes de manipulation des plateformes numériques visant Israël.
Sur sa responsabilité personnelle dans les événements du 7 octobre 2023, Netanyahou a reconnu une part de responsabilité collective, depuis le Premier ministre jusqu'aux échelons inférieurs, tout en proposant la création d'une commission d'enquête bipartite. « Je serai le premier à comparaître », a-t-il affirmé. Il a toutefois élargi le débat à ce qui a été réalisé depuis ce samedi noir : « Depuis le 7 octobre, ma responsabilité était clairement de briser l'étranglement mortel de l'Iran et c'est ce que nous avons fait. »
En conclusion, Netanyahou s'est montré optimiste sur les perspectives régionales. Sans citer de pays, il a affirmé que plusieurs États arabes lui ont signalé leur volonté de renforcer leur alliance avec Israël, jugeant cette dynamique « plus forte qu'avant la guerre ». Il a évoqué des perspectives de coopération dans les domaines de l'énergie, de l'intelligence artificielle et de l'économie : « Ils voient la possibilité de partager les fruits de ces succès. »
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