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Turquie et Qatar haussent le ton : Israël visé, l’Iran rappelé à l’ordre

Lors d’une conférence de presse commune à Doha, la Turquie et le Qatar ont vivement mis en cause Israël, tout en appelant l’Iran à ne pas utiliser le détroit d’Ormuz comme moyen de pression contre les pays du Golfe.

2 minutes
12 mai 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Turquie et Qatar haussent le ton : Israël visé, l’Iran rappelé à l’ordre
Le nouvel axe du mal au Moyen-Orient dans une déclaration commune - Israël dans le viseur.

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La Turquie et le Qatar ont affiché une ligne commune, ce jour, mardi, à Doha, sur les crises qui secouent le Moyen-Orient. « La politique d’expansion d’Israël continue de constituer un problème majeur de stabilité et de sécurité dans notre région », a déclaré le chef de la diplomatie turque. Selon lui, la guerre entre les États-Unis et l’Iran, ainsi que la crise dans le Golfe, ne doivent pas faire oublier la situation à Gaza.

Hakan Fidan a également accusé Israël de mener des actions meurtrières à Gaza, à Beyrouth, en Judée-Samarie et en Syrie, estimant que ces opérations fragilisent l’ensemble de la région.

Mais la conférence de presse ne s’est pas limitée à Israël. Le ministre turc a aussi longuement évoqué la guerre entre Washington et Téhéran et le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran. Il a indiqué que la Turquie participait activement aux efforts de médiation menés par le Pakistan pour tenter de mettre fin aux combats.

Selon lui, les discussions entre les États-Unis et l’Iran comportent à la fois des difficultés et des éléments encourageants. « Les deux parties veulent que la guerre prenne fin et que le détroit d’Ormuz soit rouvert », a-t-il affirmé.

Hakan Fidan a toutefois averti qu’un axe maritime aussi stratégique ne devait pas être utilisé comme une arme. La fermeture du détroit, a-t-il souligné, provoque des conséquences économiques majeures à l’échelle mondiale.

Le Premier ministre et ministre qatari des Affaires étrangères, Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani, a lui aussi adopté un ton inhabituellement ferme à l’égard de Téhéran. Il a appelé l’Iran à ne pas utiliser le détroit d’Ormuz comme instrument de « chantage » contre les pays du Golfe : « L’Iran ne doit pas utiliser ce détroit comme une arme pour exercer une pression sur les États de la région ».

Cette prise de position publique marque une critique notable de Doha envers Téhéran, alors que le Qatar entretient traditionnellement des canaux de dialogue avec l’Iran. Elle traduit aussi l’inquiétude croissante des monarchies du Golfe face aux conséquences économiques et sécuritaires du blocage d’Ormuz.

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