Sécurité

Sous réserve du feu vert de Washington, Tsahal se prépare à reprendre une offensive d’ampleur à Gaza

Donald Trump ne devrait pas autoriser une telle opération avant une clarification du dossier iranien, Washington accepterait des frappes ciblées, mais pas encore une guerre ouverte

3 minutes
17 mai 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Sous réserve du feu vert de Washington, Tsahal se prépare à reprendre une offensive d’ampleur à Gaza
Netanyahu attend le feu vert de Trump; crédit : Flash90

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Après l’élimination, vendredi, d’Ezz al-Din Haddad, chef de la branche militaire du Hamas à Gaza, Israël se prépare à une possible reprise des combats intensifs dans la bande de Gaza. Le niveau politique aurait déjà demandé à Tsahal de réactualiser ses plans opérationnels en vue d’un retour à une offensive d’ampleur contre les organisations terroristes dans l’enclave.

Mais cette reprise ne serait pas imminente. À Jérusalem, on estime que tout dépendra d’abord de l’évolution du dossier iranien. Le président américain Donald Trump ne souhaite pas, pour l’heure, ouvrir un nouveau front susceptible de détourner l’attention des négociations ou de la confrontation avec Téhéran.

Un responsable israélien au fait du dossier affirme que « Trump ne nous donne pas les mains libres à Gaza ». Selon lui, Washington autorise des opérations ciblées contre des « bombes à retardement », comme l’élimination du commandant de la force Radwan à Beyrouth ou celle du chef militaire du Hamas à Gaza, mais reste beaucoup plus réservé sur une reprise de la guerre à haute intensité.

En Israël, l’hypothèse dominante est donc que les États-Unis ne donneront pas leur feu vert à une opération majeure à Gaza avant une décision claire sur l’Iran. Si Washington parvient à faire plier Téhéran et à obtenir un accord, Trump pourrait ensuite autoriser Israël à agir pour désarmer le Hamas. Autre scénario évoqué : un affaiblissement majeur de l’Iran pourrait pousser le Hamas à assouplir sa position, voire à accepter un désarmement volontaire. Pour l’instant, ce n’est pas le cas.

La même logique vaut pour le front nord. Les discussions entre Israël et le Liban progressent, mais, comme à Gaza, les responsables israéliens estiment qu’il n’existe aucune chance réelle de voir le Hezbollah désarmé par un simple accord. Les autorités libanaises ne pourraient pas, et ne voudraient pas, imposer un tel processus seules.

Là encore, tout dépendrait de l’Iran. Si la République islamique subissait un coup sévère et perdait sa capacité à financer durablement le Hezbollah, l’organisation chiite pourrait être contrainte de revoir sa position et d’accepter des arrangements discrets avec l’État libanais, incluant une forme de désarmement et d’intégration dans l’armée ou la police. Mais pour l’heure, malgré les coups reçus, Téhéran continue de transférer des fonds au Hezbollah.

Selon une source israélienne, les négociations avec le Liban avancent sur « l’enveloppe » du dossier, mais pas encore sur l’essentiel : le démantèlement effectif de la puissance militaire du Hezbollah.

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