Ramy Shaath, ancien conseiller de Yasser Arafat et figure du mouvement propalestinien en France, est visé par une procédure d’expulsion engagée par les autorités françaises. Installé en France depuis 2022 après sa libération d’Égypte, il est accusé par l’administration de représenter « une menace grave pour l’ordre public ».
Âgé de 55 ans, Ramy Shaath a reçu le 30 avril une notification officielle à son domicile de Nanterre. Il doit comparaître le 21 mai devant la commission départementale d’expulsion des Hauts-de-Seine, dont l’avis restera consultatif avant une éventuelle décision du préfet.
Les soutiens de Ramy Shaath dénoncent une atteinte à la liberté d’expression et une volonté de criminaliser le militantisme propalestinien, tandis que les autorités françaises invoquent des impératifs de sécurité publique.
Fils de Nabil Shaath, ancien négociateur des accords d’Oslo et ex-premier ministre palestinien, Ramy Shaath est un ancien membre de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Ces dernières années, il s’est surtout illustré par son engagement dans les mouvements propalestiniens et le boycott d’Israël.
Il est également le fondateur du mouvement BDS en Egypte.
Depuis le début de la guerre à Gaza après les attaques du 7 octobre 2023, il est devenu l’une des figures du collectif « Urgence Palestine », régulièrement critiqué par les autorités françaises pour ses prises de position jugées radicales.
Arrêté en Égypte en 2019 pour soutien à des organisations terroristes, Ramy Shaath avait été détenu plus de deux ans avant d’être libéré en 2022 sous pression diplomatique internationale, notamment de la France.
L’ambassade d’Israël en France avait dénoncé son accueil par Paris, le qualifiant de « deux poids deux mesures » : « La France s’est honorée d’avoir dénoncé à de nombreuses reprises ce nouvel antisémitisme qu’est la haine d’Israël. Elle ne peut se féliciter d’accueillir sur son sol le militant Ramy Shaath, fondateur du mouvement BDS en Egypte dont il vient d’être expulsé », avait tweeté l’ambassade. « Le boycott et l’incitation à la haine d’Israël et des Juifs sont interdits par les lois françaises. Nous sommes déçus, alors que la France a récemment adopté la définition opérationnelle de l’antisémitisme, incluant la haine d’Israël. »
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