Le Premier ministre Binyamin Netanyahou et son épouse Sara ont accueilli hier (dimanche) à Jérusalem un groupe d'enfants et d'adolescents ayant subi un ostracisme social, une mise à l'écart et de graves violences dans leurs établissements scolaires et sur les réseaux sociaux.
À cette rencontre participaient également le ministre de l'Éducation Yoav Kisch et la présidente de la commission parlementaire des droits de l'enfant, la députée Katy Shitrit. Le couple Netanyahou a écouté des témoignages personnels poignants sur la confrontation à la solitude, ainsi que des récits de courage sur le dépassement de soi et la résilience.
Le Premier ministre Netanyahou s'est adressé aux enfants avec des mots chaleureux et bienveillants, cherchant à modifier leur regard sur l'expérience traumatique qu'ils ont vécue :
« Ce que je vois ici, c'est que vous êtes différents, c'est évident. Mais vous ne comprenez pas en quoi vous êtes différents : vous avez des forces immenses. Si vous réussissez à vivre comme vous vivez, à puiser en vous la force de lutter contre cette cruauté et ce mal, et à continuer sans cesse d'essayer d'avancer c'est que vous avez des capacités particulières. Ce n'est pas certain que d'autres enfants les possèdent, mais vous, assurément, oui. Malgré toutes les difficultés et toutes les souffrances, reconnaissez-le : vous avez quelque chose de spécial qui est immense. Je suis avec vous de tout coeur. »
Sara Netanyahou a quant à elle souligné le rôle aggravant des réseaux sociaux : « La nouveauté douloureuse, ce sont les ostracismes sur les réseaux. La violence qui s'y exerce est très grave, et les systèmes éducatifs et de soins apprennent maintenant à y faire face. Une grande partie des drames qui se sont produits est due au fait que les enfants ne se sont pas tournés vers leurs parents, qui n'ont appris ce qui se passait qu'une fois qu'un drame s'était, hélas, déjà produit. Je dis toujours aux enfants avec lesquels je travaille : tournez-vous vers vos parents. Il ne devrait pas exister de situation où un enfant ne reçoit pas de réponse de son éducateur, de son conseiller ou de son psychologue. »
Au cours de la rencontre, le ministre de l'Éducation et la présidente de la commission des droits de l'enfant ont présenté les outils institutionnels mis en place pour lutter contre ce phénomène croissant. Le ministre Kisch a déclaré : « Dès qu'un parent, un enfant ou un membre du personnel signale un problème, nous veillons immédiatement à ce que tout l'entourage en soit informé. La sensibilisation est centrale, et une équipe attentive et formée au sein des établissements scolaires est la clé pour aider ces enfants à surmonter la crise. »
La députée Katy Shitrit a évoqué la législation qu'elle a initié sur ce sujet : « J'ai commencé ce chemin il y a six ans au sein de la commission de l'Éducation, avec une loi que j'ai élaborée, la « loi sur l'ostracisme ». Il faut résoudre ce problème comme un objectif national prioritaire. Ce n'est pas seulement une question relevant du système éducatif, mais une problématique qui touche à la sécurité nationale, au bien-être et à la santé mentale et c'est là qu'interviennent également les associations civiles qui apportent leur aide sur le terrain. »
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