Sécurité

La nuit du 7 octobre : ce que Herzi Halevi avait compris… et ce qu’il n’a pas vu venir

Réveillé à 3h20, Herzi Halevi a compris qu’une alerte venue de Gaza ne devait pas être ignorée. Mais il n’a pas imaginé l’ampleur de l’attaque à venir.

2 minutes
2 juin 2026

ParDelphine Miller

La nuit du 7 octobre : ce que Herzi Halevi avait compris… et ce qu’il n’a pas vu venir
Photo Yonatan Sindel/Flash90

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Selon une enquête publiée par Israel Hayom, Herzi Halevi, alors chef d’état-major de Tsahal, a bien été réveillé dans la nuit du 7 octobre. À 3h20 du matin, son bureau l’informe de signaux suspects liés au Hamas à Gaza, notamment l’activation de cartes SIM appartenant à des membres de la force Nukhba. Les responsables du renseignement estiment pourtant encore que le Hamas reste dans une logique de routine.

Halevi ne balaie pas l’alerte. Quelques semaines plus tôt, son bureau avait déjà reçu une information floue sur une possible tentative d’assassinat contre Moshe Yaalon, ancien chef d’état-major de Tsahal. L’information n’avait pas été jugée assez sérieuse pour le réveiller. Mais peu après, une bombe avait explosé au parc Yarkon, sur le trajet habituel de Yaalon. En l’apprenant, Halevi s’était emporté contre son entourage : il aurait voulu être prévenu.

Ce précédent explique pourquoi, dans la nuit du 7 octobre, l’alerte venue de Gaza n’est pas restée au niveau de son bureau. Cette fois, Halevi est réveillé. Il prend les signaux au sérieux et demande à parler au commandement sud.

Mais malgré cette vigilance, l’analyse reste trop limitée. Halevi imagine une attaque ciblée : une infiltration par la mer, près de Zikim, ou une tentative d’utilisation d’un tunnel terroriste depuis Gaza. Ce qu’il n’envisage pas, c’est le scénario réel : une attaque massive et coordonnée du Hamas contre les localités du sud et les bases de Tsahal.

Cette révélation éclaire autrement les heures qui ont précédé le massacre du 7 octobre. Le problème n’a pas seulement été l’absence d’informations, mais la difficulté à mesurer leur gravité. Les signaux existaient, mais ils n’ont pas été traités avec le niveau d’urgence nécessaire. Quelques heures plus tard, Israël découvrait l’ampleur d’une attaque que personne, au sommet de l’armée, n’avait réellement imaginée.


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