Sécurité

7 octobre : les ossements trouvés à Kfar Azza n'appartiennent pas à Nirel Zini

Ses parents vont devoir poursuivre leurs recherches pour retrouver sa tête

3 minutes
4 juin 2026

ParJohanna Afriat

7 octobre : les ossements trouvés à Kfar Azza n'appartiennent pas à Nirel Zini
Nirel et sa compagne Niv Photo : Courtesy

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Les ossements humains découverts à Kfar Aza mercredi n'appartiennent pas à Nirel Zini. C'est la nouvelle cruelle qu'a reçue la famille de cet officier de la brigade Givati, décapité par des terroristes du Hamas le 7 octobre 2023, et dont les restes n'ont, à ce jour, toujours pas été retrouvés. Les ossements pourraient appartenir à un terroriste.

« La découverte de ces ossements prouve que les recherches n'ont pas encore été menées à leur terme », a déclaré son père, Amir Zini. « Il est urgent de reprendre les fouilles et de réexaminer immédiatement le quartier et ses alentours. Notre mission est d'offrir à Nirel une sépulture digne. Nous remuerons ciel et terre pour y parvenir, mais nous avons besoin de votre aide. Nous ne pouvons plus poursuivre seuls. »

Un héros du 7 octobre, une mort restée sans sépulture

Le parcours de Nirel Zini force le respect. En 2015, grièvement blessé lors d'une opération à Hébron, il s'était échappé de l'hôpital quelques jours plus tard pour rejoindre ses hommes après une attaque terroriste à Jérusalem. Il avait ensuite gravi les échelons jusqu'au grade de commandant, avant de quitter l'armée dix ans plus tard, contraint par les séquelles de sa blessure.

Le 7 octobre 2023, il vivait avec sa compagne Niv Raviv à Kfar Azza, où il avait prévu, trois jours plus tard, de la demander en mariage — le 10 octobre, date anniversaire de sa blessure, qu'il célébrait chaque année par un dîner de Thanksgiving.

À 10h04, il a envoyé un dernier message à sa famille : « Je vous tiens au courant, ils sont là. Je pose mon portable, priez. » Un couteau en main, il a tenté de distraire les assaillants pour permettre à Niv, cachée sous le lit, de survivre à l'incendie qui ravageait déjà leur maison. Tous deux ont été assassinés. Leurs familles n'a appris leur décès que six jours plus tard.

Une famille laissée dans l'ignorance, puis dans l'abandon

Dès les funérailles, le calvaire des Zini a commencé. La famille n'a pas eu la possibilité d'identifier le corps avant l'inhumation. Ce n'est que des mois plus tard, lors d'une convocation à l'unité 433 de Lahav, qu'ils ont découvrert avec horreur, en consultant le document d'ouverture du sac mortuaire, que Nirel avait été décapité.

« Personne ne nous avait préparés à ça », a écrit Amir Zini dans une lettre adressée au Premier ministre Benyamin Netanyahou. « Personne n'a tenu compte de notre droit, en tant que parents, de connaître ce détail fondamental avant l'enterrement. Cette information ne nous a été communiquée que par Lahav 433 — ni par le Shin Bet, ni par la police, ni par l'armée. »

Pire encore : la famille a réalisé que personne ne recherchait activement la tête de leur fils. Pendant deux ans, Amir Zini a multiplié les démarches pour que Nirel soit reconnu comme otage enlevé dans la bande de Gaza, du fait que cette partie de son corps avait peut-être été emmenée par le Hamas. En vain. La réponse qu'il a reçue : « Nous ne pouvons pas ajouter une autre personne enlevée à la liste. »

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