Moyen-Orient

Golfe : tirs de missiles iraniens et riposte américaine

Des manifestations étudiantes ont par ailleurs éclaté dans plusieurs villes d'Iran

2 minutes
6 juin 2026

ParJohanna Afriat

Golfe : tirs de missiles iraniens et riposte américaine
Tir de missile iranien dans le détroit d'Ormuz Photo : Réseaux sociaux

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L'Iran a lancé ce samedi plusieurs missiles en direction de Bahreïn et du Koweït, ainsi que contre des navires transitant par le détroit d'Ormuz — au motif que ces derniers n'auraient pas obtenu l'autorisation de Téhéran pour y naviguer. Les États-Unis ont riposté sans délai.

Selon les autorités américaines, quatre drones iraniens ont été interceptés au-dessus du golfe Persique. Des frappes ont également visé plusieurs sites radar dans la région de Goruk et sur l'île de Qasham. Sept missiles balistiques auraient par ailleurs été neutralisés au-dessus du Bahreïn et du Koweït. Le régime iranien, de son côté, affirme avoir ciblé quatre navires ainsi que plusieurs bases américaines. Washington dément toute atteinte à la base de la Cinquième flotte stationnée à Bahreïn.

Sur le front intérieur iranien, des manifestations étudiantes ont éclaté simultanément dans plusieurs grandes villes du pays — Téhéran, Ispahan, Mashhad, Chiraz, Tabriz — pendant le week-end. Officiellement, les protestataires dénoncent des réformes contestées des modalités d'examen. Mais certains observateurs y voient les prémices d'un mouvement plus profond, comparable aux soulèvements qui, il y a six mois, avaient conduit à l'opération dite du « Rugissement du Hari » — une nouvelle tentative de déstabilisation du régime de la part de la population iranienne.

Sur le plan diplomatique, les négociations entre l'Iran et les États-Unis marquent le pas. Téhéran a clairement posé ses conditions : aucun accord ne sera signé sans un cessez-le-feu complet au Liban, incluant l'arrêt des opérations israéliennes contre le Hezbollah et un retrait total des forces israéliennes au nord du fleuve Litani. Une position rapportée par l'agence Reuters.

Cette exigence se heurte frontalement à la vision du président Donald Trump, qui plaide pour une dissociation des différents foyers de tension. « Les combats au Liban et dans le détroit d'Ormuz ne sont pas la même chose », a-t-il déclaré mercredi.