Selon des sources proches des négociations, des discussions avancées sont en cours entre Benny Gantz et l’ancien commissaire des pompiers Dedi Simhi et l’économiste Yaron Zelekha, et pourraient déboucher sur un accord dans les prochains jours.
Confronté à des sondages qui le placent au seuil du minimum requis pour entrer à la Knesset, Gantz cherche à élargir sa base politique et à se positionner comme le promoteur d’un gouvernement d’unité nationale. Son entourage affirme qu’il mène des discussions avec « tous les dirigeants partageant l’idée qu’il faut mettre fin aux boycotts politiques et à la guerre des blocs afin de former, après les élections, un gouvernement sioniste large, sans les extrêmes ».
Parmi les personnalités approchées figurent également Moshe Kahlon, Yoaz Hendel, Aliza Bloch, Yuli Edelstein, ainsi que plusieurs mouvements de réservistes et élus locaux du nord et du sud du pays.
La figure la plus importante dans cette stratégie reste toutefois Dedi Simhi, qui a récemment annoncé son entrée en politique. Souvent présenté comme proche de la droite, il aurait engagé plusieurs discussions avec Gantz autour de la création d’une formation qui n’exclurait pas de rejoindre un gouvernement dirigé par Benjamin Netanyahu si le camp du changement échouait à former une coalition.
Gantz espère que le rassemblement de personnalités soutenant son projet de « gouvernement d’unité large » ou de « gouvernement de consensus sans extrémistes » lui permettra de redevenir un acteur central de la prochaine campagne électorale, sans s’aligner clairement ni sur le bloc de Netanyahou ni sur celui de l’opposition.
Cette stratégie suscite toutefois des critiques au sein du camp anti-Netanyahou. Plusieurs responsables du « bloc du changement » estiment que ces discussions avec des figures de droite prouvent que Gantz envisage déjà de rejoindre un gouvernement dirigé par le Premier ministre après les élections.