Quelques heures après la frappe israélienne menée contre une infrastructure du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, l’Iran a lancé une menace directe à l’encontre d’Israël, faisant craindre une nouvelle escalade régionale.
Ibrahim Rezaei, porte-parole de la commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement iranien, a réagi sur le réseau X à l’attaque : « Nous répondrons de manière ferme et douloureuse à l’attaque du régime sioniste contre Dahieh, regardez le ciel des territoires occupés cette nuit. »
Cette déclaration intervient alors que Téhéran multiplie depuis plusieurs jours les avertissements contre toute extension des opérations israéliennes au Liban. Des responsables iraniens avaient déjà prévenu qu’une attaque contre Dahieh, principal bastion du Hezbollah à Beyrouth, pourrait entraîner une réaction de l’axe pro-iranien.
Pour l’heure, aucune indication officielle ne permet de savoir si les propos de Rezaei annoncent une action militaire imminente ou s’ils relèvent essentiellement de la guerre psychologique. Les autorités israéliennes n’ont pas modifié les consignes de sécurité destinées à la population à la suite de cette menace.
La frappe israélienne visait une infrastructure du Hezbollah après les tirs de roquettes effectués dans la matinée contre le nord d’Israël. Selon plusieurs sources, le bâtiment ciblé était vide au moment de l’attaque, ce qui laisse penser que l’opération avait avant tout une portée dissuasive.