Ils sont arrivés au Liban pour parler de souveraineté, de reconstruction et de solidarité. Mais dès les premières déclarations, c’est surtout Israël qui s’est retrouvé au cœur du déplacement.
Du 8 au 12 juin 2026, Rima Hassan, Manon Aubry, Arnaud Le Gall et Andrée Taurinya participent à une visite officielle de La France insoumise au Liban, présentée comme une mission de soutien au peuple libanais après les combats dans le sud du pays.
Le 9 juin, la délégation est reçue au palais présidentiel de Baabda par Joseph Aoun. Face aux élus français, le président libanais évoque la reconstruction, le rôle de l’armée, la stabilité du pays, mais aussi le désarmement du Hezbollah, sujet central pour l’avenir du Liban.
Selon L’Orient-Le Jour, Joseph Aoun a expliqué que la question des armes du Hezbollah devait être abordée dans une approche nationale, en tenant compte aussi de ses dimensions sociales et économiques. Depuis plusieurs semaines, il insiste sur la nécessité de renforcer l’armée et de restaurer l’autorité de l’État sur tout le territoire.
Ce point est crucial. Au Liban, la crise ne se résume pas aux frappes israéliennes : elle pose aussi la question du pouvoir réel dans le pays, entre l’État libanais et une organisation armée, soutenue par l’Iran, qui conserve son propre arsenal.