Les préparatifs militaires d'une nouvelle série de frappes étaient achevés : les forces avaient reçu l’ordre de se tenir prêtes et les munitions nécessaires étaient déjà déployées. Les frappes prévues devaient viser des systèmes de surveillance militaire, des réseaux de communication et des installations de défense antiaérienne, à l’image des opérations menées la veille par les États-Unis.
Selon plusieurs responsables interrogés par NBC, l’annonce présidentielle a pris de court une partie de l’appareil militaire américain. L’un d’eux a indiqué que le message publié par Trump pour annoncer l’annulation des frappes avait suscité davantage de surprise que ses précédentes menaces publiques contre l’Iran.
Dans un message diffusé sur Truth Social, le président américain a affirmé que les « derniers points » d’un accord avaient été approuvés par les différentes parties impliquées. Quelques heures plus tard, lors d’un rassemblement politique, il a déclaré que « la guerre avec l’Iran est terminée » et assuré avoir obtenu l’essentiel des exigences américaines, notamment l’engagement iranien à ne jamais se doter de l’arme nucléaire.

L’annonce a toutefois été accueillie avec prudence en Israël. Un responsable israélien a indiqué qu’aucune validation officielle de l’accord n’avait encore été annoncée par les dirigeants iraniens. Le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu a néanmoins salué l’engagement de Donald Trump à obtenir, dans le cadre d’un accord final, le retrait de l’uranium enrichi, le démantèlement des infrastructures d’enrichissement, la limitation du programme balistique iranien et la fin du soutien de Téhéran à ses groupes alliés dans la région.