Une déclaration de l’ancien Premier ministre Ehud Barak a provoqué de nombreuses réactions dans la classe politique israélienne. Interrogé ce dimanche sur la chaîne publique Kan, Barak a affirmé que si le Premier ministre Benyamin Netanyahou tentait d’empêcher la tenue d’élections démocratiques, il faudrait alors « l’écarter par la force », évoquant notamment l’usage de « bâtons et de pierres ».
« Je suis inquiet pour les prochaines élections. Si Netanyahou cherche à les saboter – et je pense qu’il pourrait le faire –, il ne restera pas d’autre choix que de le faire partir », a déclaré l’ancien chef du gouvernement lors de l’entretien.
Ces propos ont immédiatement déclenché une vague de critiques au sein de la coalition. Le député du Likoud Boaz Bismuth, président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset, a accusé Barak d’inciter à la violence contre le Premier ministre.
Dans un message publié sur le réseau X, Bismuth a dénoncé des déclarations qu’il juge dangereuses et a appelé les autorités à examiner l’ouverture d’une enquête à l’encontre de l’ancien Premier ministre.
Au cours de la même interview, Ehud Barak s’est également exprimé sur le projet d’accord en cours entre les États-Unis et l’Iran. Très critique, il a estimé que le texte ne répondait ni à la question du programme balistique iranien ni à celle des groupes soutenus par Téhéran dans la région.
Selon lui, les principaux objectifs poursuivis par Israël lors du conflit avec l’Iran n’ont pas été atteints. « Le régime iranien est toujours en place et le programme nucléaire n’a pas disparu », a-t-il affirmé.