La journaliste Shirit Avitan Cohen d'Israël Hayom a rapporté les conclusions du cabinet de sécurité qui s'est tenu hier soir (dimanche) au moment où la conclusion d'un accord entre les Etats-Unis et l'Iran était rendue publique.
Selon des sources proches des délibérations, les ministres ont apporté leur soutien à Netanyahou sur une ligne directrice claire celle de dissocier les fronts. Tsahal restera déployé dans le sud du Liban et continuera d'y opérer. Si le Hezbollah venait à tirer sur le territoire israélien, l'armée riposterait lourdement, y compris en profondeur du territoire libanais.
Par ailleurs, le cabinet a décidé d'avancer selon le cadre proposé par le secrétaire d'État américain Rubio : si le Hezbollah se retire au-delà du fleuve Litani, l'armée libanaise se déploiera dans les zones évacuées par Tsahal en conséquence. Si le Hezbollah s'y refuse, Tsahal « continuera le travail » dans le sud du Liban.
Sur le plan diplomatique, la situation est plus délicate. Cette décision porte en elle les germes d'une tension inédite entre Netanyahou et Trump. Israël choisit de ne pas interférer directement dans l'accord avec l'Iran, conscient qu'il ne faut pas trop tirer sur la corde avec Washington, tout en maintenant publiquement une exigence non négociable : l'évacuation de l'intégralité de l'uranium enrichi iranien dans le cadre de l'accord.
Une posture d'équilibriste, entre autonomie stratégique revendiquée et dépendance américaine dans un contexte où Trump, aux yeux de Jérusalem, offre au régime des mollahs une bouée de sauvetage sans en exiger la capitulation.