Vie politique

Liberman charge Netanyahu après le mémorandum américano-iranien

« Si cet accord avait été signé sous notre gouvernement, Netanyahou nous aurait accusés de trahison »

2 minutes
15 juin 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Liberman charge Netanyahu après le mémorandum américano-iranien
Photo : Yonatan Sindel/Flash90

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Le président d’Israël Beitenou, Avigdor Liberman, a vivement critiqué le gouvernement à la suite de l’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran. Selon lui, « si le même accord avait été conclu à l’époque du gouvernement du changement, Benjamin Netanyahou nous aurait accusés de trahison sur toutes les tribunes possibles ».

Estimant qu’il n’y a « aucun intérêt à se lamenter », Liberman a appelé à adopter rapidement son plan pour faire face à la nouvelle situation régionale. Il a notamment demandé qu’Israël fasse savoir à Washington qu’il refuse tout lien entre le dossier iranien et le front libanais. Selon lui, toute attaque du Hezbollah contre Israël devrait entraîner une riposte immédiate contre les centres de commandement de l’organisation terroriste, notamment dans la banlieue sud de Beyrouth et à Baalbek. Il a également affirmé qu’Israël ne devait pas attendre un réarmement massif du Hezbollah et devait frapper préventivement toute tentative de renforcement militaire du mouvement.

Concernant l’Iran, Liberman a proposé une nouvelle doctrine de dissuasion : pour chaque tir iranien contre Israël, l’État hébreu devrait frapper l’île de Kharg et le port de Bandar Abbas. Il a aussi estimé que la mission prioritaire du Mossad devait désormais être « la chute du régime des ayatollahs ». Enfin, il a appelé à la création d’un véritable corps de missiles au sein de l’armée israélienne, doté selon lui d’au moins 20 000 missiles balistiques et de croisière, 30 000 drones et UAV, ainsi que 24 000 missiles d’interception.