Chaque mois, le Bureau central des statistiques mesure l'évolution du coût d'un panier de biens et de services représentatif - alimentation, transport, logement, vêtements, loisirs. C'est ce qu'on appelle l'indice des prix à la consommation (IPC). Quand il monte, on parle d'inflation : la vie coûte plus cher. Quand il baisse, les prix reculent en moyenne. En Israël, de nombreux prêts immobiliers et crédits à la consommation sont indexés sur l'IPC. Quand l'indice baisse, les mensualités de certains emprunts diminuent mécaniquement. C'est la raison pour laquelle des millions de ménages suivent ce chiffre de près chaque mois.
En mai 2026, l'IPC a reculé de 0,3 %. C'est une surprise : les économistes tablaient sur une hausse de 0,2 %.
Sur douze mois, l'inflation s'établit désormais à 1,9 %, en dessous du centre de la fourchette cible de la Banque d'Israël. Les prix augmentent encore, mais de façon très modérée.
Les légumes frais ont enregistré la plus forte baisse, à −4,9 %, suivis des transports (−2,7 %) et du mobilier (−0,1 %). À l'inverse, les fruits frais, l'habillement et les loisirs et divertissements ont progressé en mai.
Les prix des logements ont baissé de 0,3 % en mars-avril, après une hausse de même ampleur en février-mars. Depuis le début de l'année, les prix des appartements neufs et de seconde main ont reculé d'environ 0,5 % au total, soit une baisse annuelle de 1,3 %. C'est la première fois qu'une telle baisse est enregistrée en termes annuels depuis 2023, l'année où la guerre a éclaté.