Le tribunal de district de Tel-Aviv a reconnu coupable ce mardi le professeur Menachem (« Meni ») Alkalai, ancien chef du service d’urogynécologie du centre médical Sheba, de plusieurs faits de viol par tromperie commis sur des patientes dans le cadre de consultations médicales.
Cette décision intervient au terme d’une longue procédure judiciaire ouverte après les témoignages de dizaines de femmes ayant accusé le praticien d’agressions sexuelles lors d’examens gynécologiques. Plus de 35 femmes s’étaient manifestées à partir de 2021, et une vingtaine de plaintes avaient finalement été déposées.
Selon le jugement, le médecin a abusé de la confiance que lui accordaient ses patientes en leur faisant croire que certains gestes à caractère sexuel faisaient partie intégrante de l’examen ou du traitement médical. Les juges ont estimé que le consentement des victimes avait été obtenu de manière frauduleuse.
L’acte d’accusation portait notamment sur des faits survenus entre 2013 et 2021 dans plusieurs cliniques. Le tribunal a retenu dix chefs d’accusation de viol par tromperie concernant neuf patientes.
Au cours du procès, Manachem Alkalai a nié les faits, affirmant que les gestes incriminés relevaient exclusivement de la pratique médicale. Une ligne de défense rejetée par le tribunal, qui s’est appuyé sur plusieurs expertises médicales israéliennes et étrangères pour conclure qu’aucune justification thérapeutique ne pouvait être avancée.
Dans leur décision, les juges ont souligné la crédibilité des plaignantes et dénoncé l’exploitation de leur vulnérabilité dans le cadre de consultations médicales. Le verdict décrit « une violation grave de la confiance » accordée au médecin par ses patientes.