Ces derniers mois, Dublin a multiplié les prises de position contre la politique israélienne à Gaza et au Liban. Israël avait d'ailleurs décidé de fermer son ambassade dans le pays en réaction à ce qu'il considérait comme une série de mesures hostiles. Pourtant, derrière les tensions diplomatiques, les exportations irlandaises de semi-conducteurs vers Israël ont presque doublé en quatre ans, passant de 512 millions de dollars à près d'un milliard de dollars.
Une progression qui s'explique en grande partie par la présence du géant américain Intel, qui possède d'importants centres de développement et de production à la fois en Irlande et en Israël où sont réalisées les opérations finales, plus précisément dans son usine de Kiryat Gat, dans le sud du pays.
Notons un paradoxe : alors que les sanctions européennes interdisent l'exportation de certains semi-conducteurs vers la Russie, les livraisons de puces à destination d'Israël continuent de progresser fortement.
Le ministre irlandais des Affaires étrangères a lui-même reconnu devant le Parlement que l'activité économique d'Intel dans le pays était « extrêmement importante ».