Au lendemain de l’entrée en vigueur du cessez-le-feu au Liban, les tensions se poursuivent entre Israël et le Hezbollah. Samedi, Benyamin Netanyahou et le ministre de la Défense Israël Katz ont ordonné à Tsahal de suspendre ses opérations offensives, tout en maintenant les frappes défensives et le déploiement des forces israéliennes dans les secteurs qu’elles contrôlent au sud du Liban.
Dans la nuit, Tsahal a mené d’importantes frappes dans les régions de Tyr, Saïda et Nabatiyé. L’armée affirme avoir ciblé des infrastructures militaires, des dépôts d’armes, des postes de commandement ainsi que des positions de lancement de roquettes du Hezbollah. Un porte-parole militaire a indiqué que plus de 50 roquettes avaient été tirées contre les forces israéliennes durant la nuit, qualifiant ces attaques de « violations répétées » de l’accord de cessez-le-feu.
Du côté libanais, plusieurs médias font état de frappes israéliennes ayant causé la mort d’au moins une douzaine de personnes depuis samedi matin. Les autorités locales rapportent également la mort d’un soldat de l’armée libanaise et de plusieurs membres présumés du Hezbollah dans différentes localités du sud du pays.
Un responsable du Hezbollah a déclaré à la chaîne Al Jazeera que l’organisation exerçait son « droit de réponse » aux attaques israéliennes et cherchait à contraindre Israël à respecter le cessez-le-feu. Malgré la trêve officiellement en vigueur depuis vendredi à 16 heures, les échanges de tirs témoignent de la fragilité de l’accord et de la persistance des tensions le long de la frontière israélo-libanaise.
Selon une source politique israélienne de haut rang, le Premier ministre a réaffirmé qu’Israël conserverait sa présence dans la zone de sécurité « aussi longtemps que nécessaire pour protéger la frontière nord ». La même source a précisé que le chef du gouvernement avait ordonné à l’armée de répondre « avec force » à toute attaque du Hezbollah et de neutraliser toute menace visant les forces israéliennes.