Les groupes armés opposés au Hamas dans la bande de Gaza auraient intensifié leurs activités ces dernières semaines, selon un rapport de la chaîne saoudienne Asharq. D’après le média, ces milices, présentées comme bénéficiant d’un soutien israélien, mèneraient désormais davantage d’opérations contre des membres du mouvement terroriste, notamment des arrestations ciblées et des assassinats.
Asharq affirme que ces groupes utilisent désormais des équipements plus sophistiqués, dont des drones de reconnaissance qui leur permettraient de recueillir des renseignements sur les mouvements du Hamas. Le rapport cite des témoignages selon lesquels ce matériel aurait été fourni avec l’appui de Tsahal.
Selon la chaîne, cinq groupes armés seraient actuellement actifs dans différentes zones de l’enclave palestinienne. Ils opéreraient notamment à Rafah, Khan Younès, dans le nord de la bande de Gaza, à l’est de la ville de Gaza ainsi que dans le centre du territoire. La plupart de leurs membres seraient d’anciens responsables ou agents des forces de sécurité de l’Autorité palestinienne.
Face à cette montée en puissance, le Hamas aurait renforcé ses mesures de sécurité. Le mouvement islamiste aurait multiplié les barrages routiers et déployé davantage de forces de police afin d’identifier et d’intercepter les membres de ces groupes armés, qui opèrent de manière clandestine à travers l’enclave.
Toujours selon Asharq, les milices auraient installé leurs bases et leurs zones d’habitation dans des secteurs fortement détruits de la bande de Gaza demeurant sous contrôle militaire israélien. Ces zones serviraient également de refuge à leurs familles.
La question de ces groupes armés aurait par ailleurs émergé lors de discussions organisées récemment en Égypte entre des représentants du Conseil de paix et plusieurs organisations palestiniennes, dont le Hamas. D’après des sources citées par la chaîne saoudienne, le mouvement terroriste aurait fait du démantèlement de ces milices une condition préalable à tout accord portant sur son désarmement et la démilitarisation de Gaza.