Le projet de force internationale chargée de participer à la stabilisation de Gaza après la guerre commence à prendre forme. Le Maroc, l’Albanie et la Grèce devraient rejoindre la Force internationale de stabilisation -ISF-, appelée à intervenir dans le cadre de la deuxième phase du plan de cessez-le-feu porté par l'administration Trump. Un petit nombre d'officiers marocains est déjà arrivé pour participer aux travaux de planification de la future mission. Il ne s'agit pas encore d'un déploiement à Gaza, mais d'une première étape opérationnelle qui témoigne du passage des engagements politiques aux préparatifs concrets Le rôle du Maroc revêt une dimension particulière. Le royaume a normalisé ses relations avec Israël dans le cadre des Accords d'Abraham en 2020 et entretient depuis des liens de coopération sécuritaire et de défense avec l'État hébreu. Une participation marocaine aux futurs dispositifs de sécurité à Gaza pourrait ainsi avoir une portée diplomatique importante auprès des pays arabes et musulmans encore hésitants à s'associer au projet soutenu par Washington.
L'Indonésie doit constituer le principal contingent de cette force, avec un objectif de plusieurs milliers de soldats. Selon les plans évoqués par le commandement de l'ISF, la mission pourrait à terme réunir jusqu'à 20 000 militaires et former 12 000 policiers palestiniens. Son déploiement commencerait à Rafah avant une extension progressive à d'autres secteurs de la bande de Gaza.
Israël, de son côté, insiste pour que cette force ne se limite pas à la surveillance du cessez-le-feu, souhaite qu'elle contribue au désarmement du Hamas et refuse qu'elle devienne un « UNIFIL 2 », en référence aux critiques récurrentes contre la force de maintien de la paix de l'ONU au Liban, accusée de ne pas avoir empêché le renforcement militaire du Hezbollah.
À ce stade, aucune date n'a été fixée pour un déploiement plus large.