Au lendemain du sacre du Maccabi Tel-Aviv, les mots qui reviennent le plus souvent sont « miracle », « caractère » et « fierté ». Vainqueurs de l'Hapoël Tel-Aviv -83-79- et champions d'Israël pour la 58e fois de leur histoire, les Jaunes ont achevé une saison mouvementée en réalisant le doublé coupe-championnat.
« Terminer cette saison de cette façon est très doux », résument les dirigeants du club, qui rappellent que l'équipe a dû composer avec de nombreuses blessures. Privé notamment de Tamir Blatt, Gor Lavi et T.J. Leaf, le Maccabi s'est présenté en finale avec une rotation réduite face à un adversaire considéré comme l'un des plus talentueux du continent.
L'un des grands artisans du titre est le Danois Iffe Lundberg. Auteur de 21 points lors du match décisif, il a une nouvelle fois pris ses responsabilités dans les moments clés. « Je me sens bien ici, apprécié et désiré. Sans Oded, je ne serais pas dans cette position. Il m'a donné la confiance nécessaire pour être moi-même », a-t-il déclaré, avant de rendre hommage aux supporters : « Ils sont notre sixième homme. Nous ne serions pas là sans eux. »
Le directeur sportif Guy Pnini n'a pas caché son émotion. « Cela fait trois ans que nous vivons une période anormale. Le simple fait que nous soyons encore là est un miracle », a-t-il confié. « Nous avons traversé tellement d'épreuves. Cette équipe a montré un caractère extraordinaire. »
L'entraîneur Oded Kattash a, lui aussi, insisté sur la dimension humaine de cette victoire. « Nous sommes arrivés au bout de nos forces. Nous n'avons pas toujours joué notre meilleur basket, mais nous avons gagné avec le cœur et le sacrifice, kes gens ne comprennent pas ce que nous avons traversé ces dernières années. Nous n'aurions jamais pu survivre à tout cela sans l'amitié, la cohésion et une énergie positive. »

