Santé

La santé mentale des jeunes s'améliore depuis le 7 octobre, mais un quart reste en grande difficulté

Tel est le constat d'une vaste enquête nationale menée par Clalit, la plus grande caisse d'assurance maladie d'Israël, et l'Institut Myers-JDC-Brookdale

2 minutes
24 juin 2026

ParNathalie Sosna Ofir

La santé mentale des jeunes s'améliore depuis le 7 octobre, mais un quart reste en grande difficulté
Le 7 octobre a laissé un profond traumatisme, Photo : Edi Israel/Flash90

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Selon cette étude, la proportion de jeunes adultes présentant des symptômes cliniques de dépression, d'anxiété ou de stress post-traumatique est passée de 51 % au lendemain du déclenchement de la guerre à 34 % aujourd'hui. Les chercheurs y voient le signe d'une certaine capacité d'adaptation psychologique à un conflit prolongé.

Cependant, cette amélioration ne doit pas masquer les difficultés persistantes. Près d'un jeune Israélien sur quatre déclare souffrir d'une grave altération de son fonctionnement quotidien et environ 20 % des 18-34 ans disent rencontrer de sérieuses difficultés à accomplir leurs tâches de la vie courante.

« Les résultats suggèrent que les efforts considérables déployés par le système de santé israélien depuis le 7 octobre commencent à porter leurs fruits », estime le professeur Ran Balicer, directeur général adjoint de Clalit et responsable de l'innovation du groupe. Il appelle toutefois à la prudence : « Entre 18 et 34 ans se construisent les fondations de la vie adulte : les études, la carrière, les relations et la famille. Nous ne pouvons pas nous permettre de relâcher nos efforts. »

Hadar Samuel, chercheuse à l'Institut Myers-JDC-Brookdale, souligne de son côté le caractère inédit de cette étude, qui « va au-delà des symptômes et examine leurs conséquences concrètes dans la vie quotidienne ». Selon elle, « le lien entre la détresse psychologique et les difficultés de fonctionnement permet de mieux comprendre l'impact réel de la guerre sur la population ».

Les chercheurs estiment que si la baisse des symptômes constitue un motif d'espoir, le nombre encore élevé de jeunes dont le quotidien reste profondément perturbé souligne l'urgence de développer des services de santé mentale accessibles et adaptés à cette tranche d'âge.