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L'accord avec l'Iran inquiète aussi les pays du Golfe

Selon des médias israéliens, plusieurs États arabes du Golfe ont discrètement fait savoir à Washington qu'ils considéraient l'accord avec Téhéran comme insuffisant et potentiellement favorable à l'Iran

2 minutes
24 juin 2026

ParNathalie Sosna Ofir

L'accord avec l'Iran inquiète aussi les pays du Golfe
Photo: IStock

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ActuJ

Les critiques contre l'accord conclu entre les États-Unis et l'Iran ne viennent pas uniquement d'Israël. Plusieurs pays du Golfe, parmi lesquels le Qatar, Bahreïn, les Émirats arabes unis et le Koweït, ont discrètement fait savoir à Washington qu'ils jugeaient le texte préoccupant et craignaient qu'il ne renforce la République islamique plutôt qu'il ne la contienne. C'est ce qu'affirme le correspondant de la chaîne 13 aux États-Unis, Souleiman Maswadeh : « ces pays, eux-mêmes visés ces derniers mois par des missiles et des drones iraniens, considèrent que l'accord ne répond pas suffisamment à leurs préoccupations sécuritaires» Selon lui, des représentants de ces États auraient également fait savoir à des responsables israéliens qu'ils partageaient leurs inquiétudes, sans toutefois pouvoir l'exprimer publiquement.

Face à ces réticences, le secrétaire d'État américain Marco Rubio aurait entrepris une tournée diplomatique dans la région afin de rassurer les partenaires de Washington auxquels il aurait expliqué que l'accord actuel ne constitue qu'un mémorandum d'entente susceptible d'être modifié et qu'il pourrait être abandonné si l'Iran ne respecte pas ses engagements.

Début juin, le Qatar, l'Arabie saoudite, Bahreïn, la Jordanie, le Koweït, les Émirats arabes unis et les États-Unis avaient déjà publié une déclaration commune condamnant fermement les attaques de missiles et de drones attribuées à l'Iran contre plusieurs pays de la région. Les signataires avaient dénoncé des frappes « imprudentes » menaçant la stabilité régionale et mettant en danger des populations civiles.

En Égypte également, plusieurs voix se sont élevées contre le texte. Dans l'émission de grande écoute « Al-Hekaya », le journaliste Amr Adib a estimé que l'accord suscitait une « profonde insatisfaction » au Moyen-Orient et en Europe, affirmant que « la plupart des gens ont le sentiment qu'il s'agit d'un accord favorable à l'Iran ». La commentatrice politique Raghida Dergham a, de son côté, évoqué « une grande erreur » dont Donald Trump pourrait, selon elle, subir les conséquences.