Le Maroc s'impose progressivement comme l'un des acteurs arabes les plus impliqués dans la réflexion sur l'avenir de Gaza. Des officiers marocains ont rejoint Israël afin de participer aux travaux préparatoires de la future Force internationale de stabilisation (ISF), un dispositif destiné à accompagner la reconstruction sécuritaire de l'enclave après la guerre.
Cette présence reste limitée à quelques officiers de liaison et de planification, mais sa portée politique est importante. Alors que la plupart des pays arabes évitent encore de s'engager publiquement dans les discussions sur « l'après-Hamas », Rabat affiche sa volonté de participer à la recherche d'une solution régionale.
Le projet de force internationale vise à soutenir la sécurité civile, former de nouvelles structures palestiniennes et empêcher le retour des organisations terroristes au pouvoir. Plusieurs pays non arabes, dont l'Albanie, le Kosovo, l'Indonésie ou encore la Grèce, ont déjà exprimé leur intérêt pour le projet.
Pour le Maroc, cette implication s'inscrit dans la continuité du rapprochement engagé avec Israël depuis les Accords d'Abraham. Elle confirme également la volonté du royaume de jouer un rôle diplomatique croissant sur les grands dossiers régionaux.
Au-delà du nombre réduit d'officiers concernés, l'événement marque une évolution notable : pour la première fois, un pays arabe participe concrètement à la préparation du dispositif sécuritaire envisagé pour Gaza après la guerre.