Le principal d’un collège de la région de Boston est au cœur d’une polémique après avoir présenté ses excuses à des élèves arabes, musulmans, palestiniens et libanais qui ont déclaré s’être sentis mal à l’aise à la suite d’un cours obligatoire consacré à la Shoah. Cette démarche a suscité de vives critiques de plusieurs organisations juives américaines.
Dans un courriel adressé aux élèves, Johnny Cole, principal de la William Diamond Middle School de Lexington, a reconnu que la séance n’avait pas répondu aux attentes de certains participants. « Certains d’entre vous se sont sentis invisibles (…) et moins en sécurité », a-t-il écrit, estimant que le cours avait « manqué sa cible ». Il a assuré que l’établissement travaillerait avec les familles afin d’élaborer un enseignement intégrant « toutes les histoires » des différentes communautés.
Le responsable scolaire a toutefois réaffirmé que les sujets difficiles faisaient partie intégrante du programme et a insisté sur la nécessité de faire en sorte que chaque élève, qu’il soit juif, arabe, palestinien, libanais ou musulman, se sente respecté au sein de l’établissement.
Ces excuses ont été vivement dénoncées par plusieurs organisations de lutte contre l’antisémitisme. L’association StopAntisemitism a notamment estimé qu’« enseigner des faits historiques ne devrait jamais nécessiter des excuses », reprochant au principal de légitimer les critiques visant l’enseignement de la Shoah.
Cette controverse intervient quelques jours après une autre affaire impliquant le même établissement. Une élève, Teaghan Murtagh, a révélé que la direction lui avait demandé de ne plus porter un tee-shirt sur lequel figurait le slogan : « Sauvez les abeilles. Plantez plus d’arbres. Nettoyez les mers. Frappez les nazis. » Selon l’adolescente, dont l’arrière-grand-mère a survécu à la Shoah, certains élèves s’étaient dits menacés par ce message.