Le mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban -FINUL-, expire à la fin de l'année et selon Jérusalem, elle e a failli à son rôle en laissant le Hezbollah se réarmer pendant des années.
Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, soutenu par la France, plaide au contraire pour le maintien d'une force internationale composée de 5 000 soldats et d'environ 500 observateurs civils, malgré le nouvel accord-cadre conclu entre Israël et le Liban.
Les autorités israéliennes jugent que la FINUL n'a ni appliqué la résolution 1701 ni empêché l'implantation des infrastructures militaires du Hezbollah dans le sud du Liban. « Il est temps de changer de logiciel », résume un responsable israélien, estimant que la force de l'ONU « a permis au Hezbollah de se renforcer au lieu de le contenir ».
Jérusalem concentre désormais ses efforts sur Washington. L'ambassadeur israélien à l'ONU, Danny Danon, coordonne ses démarches avec son homologue américain, tandis que le gouvernement cherche à convaincre le secrétaire d'État Marco Rubio de s'opposer à toute prolongation du mandat de la FINUL.
Cette bataille diplomatique intervient alors que le Premier ministre Benyamin Netanyahou et le ministre de la Défense Israël Katz ont réaffirmé mardi, lors d'une visite dans la zone de sécurité au Sud-Liban, que Tsahal ne se retirera pas tant que le Hezbollah représentera une menace.