Ce jeudi 2 juillet, la journée organisée par les familles du « Conseil d’Octobre » et plusieurs mouvements de protestation mêle cérémonies de mémoire, rassemblements, convois et revendications publiques. À 10h, une minute de silence nationale sera observée en hommage aux victimes et aux soldats tombés. Le rassemblement central est prévu ce soir à 20h sur la place des Otages à Tel-Aviv.
Mais la journée a rapidement pris une tournure plus tendue. Près de la Knesset, à Jérusalem, des heurts ont été signalés entre policiers et manifestants. Les protestataires dénoncent, 1 000 jours après le massacre, l’absence de véritable réponse politique aux défaillances du 7-Octobre et affirment qu’une évacuation musclée a commencé.
À Tel-Aviv, une installation de sable a été dressée sur la plage avec une inscription accusatrice : « Leur sang crie depuis la terre. 1 000 jours d’échec, d’abandon et de deuil. » Une image volontairement brutale qui résume le message des familles : le deuil ne s’est pas refermé et les questions restent ouvertes.
La portée de cette date s’est également invitée à l’ONU. Devant l’Assemblée générale, lors d’un débat sur la stratégie mondiale de lutte contre le terrorisme, l’ambassadeur israélien Danny Danon a rappelé les 1 000 jours écoulés depuis le massacre du 7-Octobre. Il a appelé les États membres à écouter les victimes du terrorisme, mais aussi « le pays qui combat le terrorisme jour et nuit », tout en accusant l’UNRWA d’avoir servi de couverture à des terroristes. « Aucun terroriste ne mérite un badge de l’ONU, un salaire de l’ONU ou une couverture de l’ONU », a-t-il lancé.
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