Le flux de pétrole à travers le détroit d'Ormuz poursuit sa reprise après le cessez-le-feu intervenu entre les États-Unis, Israël et l'Iran. Près de 10 millions de barils de pétrole par jour transitent désormais par ce passage stratégique, un niveau en nette hausse par rapport aux semaines précédentes.
Cette amélioration est due au dispositif de protection mis en place par Washington. Les États-Unis escortent désormais les navires empruntant un nouveau couloir maritime, plus proche des côtes omanaises et couvert par des moyens de défense aérienne, afin de sécuriser le trafic commercial.
Si la circulation reprend, elle reste toutefois inférieure aux niveaux observés avant le conflit. En moyenne, une quarantaine de navires franchissent actuellement le détroit chaque semaine, contre environ quatre-vingts auparavant.
Parallèlement, les discussions entre Washington et Téhéran se poursuivent. L'Iran continue d'exiger la perception de droits de passage pour les navires empruntant le détroit d'Ormuz, revendication rejetée par les États-Unis qui considèrent que la liberté de navigation ne peut être ni monnayée ni taxée.