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La Haute Cour invalide l'élection de Michael Rabello au poste de contrôleur d'État

Au cœur de la controverse : les conditions dans lesquelles Rabello, avocat et proche négociateur du Premier ministre Benyamin Netanyahou, a été désigné début juin pour le poste

2 minutes
2 juillet 2026

ParJohanna Afriat

La Haute Cour invalide l'élection de Michael Rabello au poste de contrôleur d'État
Haute Cour de justice Photo by Yonatan Sindel/Flash90

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La Haute Cour de justice a tranché ce jeudi : les élections à la Knesset au cours desquelles l'avocat Michael Rabello avait été élu contrôleur d'État sont invalides, et un nouveau scrutin devra être organisé pour pourvoir ce poste. Les cinq juges ont statué à l'unanimité, actant l'annulation pure et simple du second tour de scrutin.

Cette décision intervient au lendemain d'un premier coup de semonce : la veille, la Cour avait déjà suspendu l'entrée en fonction de Rabello, avant même sa prise de poste officielle. Les magistrats ont cette fois franchi une étape supplémentaire en invalidant l'intégralité du processus électoral, à la suite des recours déposés par des figures de l'opposition et plusieurs organisations contestant la régularité du vote.

Avant cette décision, la Haute Cour avait recommandé d'organiser un nouveau scrutin, ce à quoi le président de la Knesset s'était fermement opposé.

Au cœur de la controverse : les conditions dans lesquelles Rabello, avocat et proche négociateur du Premier ministre Benyamin Netanyahou, a été désigné début juin pour le poste. Le scrutin, censé se tenir à bulletin secret, aurait été entaché d'irrégularités : plusieurs députés du Likoud auraient laissé leur bulletin visible en sortant de l'isoloir, ou se sont filmés ou photographiés en train de voter pour lui — apparemment sur consigne de cadres du parti.

Réagissant à la décision, le chef de l'opposition Yaïr Lapid, dont le parti Yesh Atid figurait parmi les pétitionnaires, a salué un jugement à double portée : « Notre pétition a non seulement sauvé l'honneur de la Knesset, mais aussi l'institution du Contrôleur d'État. Nous continuerons à défendre l'État de droit et à veiller à ce que l'État d'Israël demeure démocratique. »