De nouveaux détails émergent sur le parti politique en cours de constitution sous l'impulsion du Rav Benny Kalmanson, le père d'Elhanan Kalmenson, z'l, tombé au combat le 7 octobre en défendant les habitants du kibboutz Beeri. Selon des informations obtenues par le site Arutz Sheva, le parti « Lemaan Tsion » (« Pour Sion ») a déjà été officiellement enregistré auprès du registraire israélien des partis politiques.
Une source proche du dossier explique que la démarche de création du parti est en cours depuis plusieurs mois déjà, et qu'elle est née du constat que de nombreux électeurs de droite peinent à trouver un foyer politique dans le paysage actuel. « Le processus a commencé il y a quelques mois, lorsque nous avons pris conscience qu'il existait un vide immense dans le système politique. Il y a énormément de gens de droite qui comprennent que le fait que l'État d'Israël dépende de partis non sionistes ne peut pas durer. À l'heure actuelle, il n'y a aucun acteur sur l'échiquier pour lequel ils souhaitent voter », rapporte cette source à Arutz Sheva.
La décision a été prise de créer un parti de droite sioniste qui s'engagerait publiquement à ne pas rejoindre un gouvernement dépendant de partis non sionistes qu'il s'agisse des partis arabes ou des partis orthodoxes. « Nous ne sommes pas favorables aux boycotts, mais le gouvernement ne peut pas dépendre d'eux », explique la source, « sinon rien ne pourra avancer, ni sur la question de l'incorporation au service militaire, ni sur aucune autre question fondamentale. »
Les fondateurs du parti se sont adressés à plusieurs personnalités du monde politique afin de constituer une liste comportant des candidats connus du grand public et dont les réalisations sont reconnues. Les noms déjà rendus publics sont ceux de Yuli Edelstein et d'Ayelet Shaked, avec lesquels des discussions intensives sont en cours. À ces deux noms s'ajoutent désormais ceux d'Aliza Bloch, ancienne maire de Beit Shemesh, de Davidi Ben Tsion, ainsi que du Rav Haggai Luber, dont le fils Elisha, z'l, est tombé au combat lors de cette guerre dans la Bande de Gaza. Ils sont tous identifiés comme candidats potentiels avec lesquels le nouveau parti mène des échanges.
Le parti souhaite se présenter autour de deux objectifs centraux : un renouveau du sionisme religieux, et la création d'un foyer politique pour les sionistes traditionnalistes (masorti). « Il y a le sentiment que la formation politique qui porte le nom de ce secteur ne représente plus son identité, que ce soit sur la question du service militaire ou sur sa dimension sectorielle. Par ailleurs, nous souhaitons constituer un foyer pour les sionistes traditionalistes, pour qui la question de l'unité du peuple est essentielle », précise la source.
Selon des sondages internes réalisés par les fondateurs du parti et en tenant compte d'éventuelles alliances futures avec d'autres forces de droite, le nouveau parti pourrait obtenir un nombre de sièges à deux chiffres à la Knesset. D'après ces mêmes sondages, ses soutiens potentiels proviendraient de manière quasiment équivalente de l'opposition - électeurs des partis de Naftali Bennett, de Gadi Eisenkot et d'Avigdor Lieberman - et des rangs actuels du bloc de la coalition au pouvoir.
Au sein du parti, on estime qu'une annonce officielle de sa création, accompagnée de la présentation de ses principaux candidats, devrait intervenir dans un délai d'environ deux semaines.