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Aux funérailles de Khamenei, la présence du chef de la communauté juive qui interpelle

La participation du président de la communauté juive de Chiraz aux funérailles d'Ali Khamenei illustre la position délicate des quelque 8 000 à 10 000 Juifs qui vivent encore en Iran, contraints d'afficher publiquement leur loyauté envers le régime.

2 minutes
5 juillet 2026

ParDelphine Miller

Aux funérailles de Khamenei, la présence du chef de la communauté juive qui interpelle
Unsplash

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Le président de la communauté juive de Chiraz, Amir Aala Salari, a participé aux cérémonies et au cortège funéraire organisés après la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei. Dans une déclaration relayée par les médias iraniens, il a salué l'action du dirigeant défunt, affirmant qu'il avait accordé « une attention particulière aux religions monothéistes, et notamment à la communauté juive ».

Il a également repris la ligne officielle de la République islamique selon laquelle « le judaïsme est totalement distinct du sionisme », estimant que cette distinction avait permis aux minorités religieuses de vivre en sécurité en Iran.

Le passage le plus marquant de son intervention concerne toutefois la succession à la tête du régime. Amir Aala Salari a condamné ce qu'il a qualifié de « meurtre odieux commis par l'ennemi américano-israélien » et a exprimé le soutien de la communauté juive au nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei, fils du défunt dirigeant.

Cette prise de position illustre surtout la situation très délicate des minorités religieuses en Iran, souvent tenues d’afficher publiquement leur loyauté au pouvoir, en particulier lors des périodes de transition politique. Dans le même esprit, Salari a rappelé la participation de Juifs iraniens à la guerre Iran-Irak dans les années 1980, soulignant leur engagement envers la patrie iranienne, un épisode que le régime met régulièrement en avant pour illustrer l’intégration des communautés non musulmanes.

Si les Juifs d'Iran disposent officiellement d'un siège réservé au Parlement et peuvent pratiquer leur religion, ils vivent sous une surveillance étroite et n'ont pas le droit d'exprimer un quelconque soutien à Israël, sous peine de lourdes sanctions.

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