122 ans après la disparition de Theodor Herzl, Israël lui a rendu hommage ce dimanche au Mont Herzl, à Jérusalem. Lors de la cérémonie officielle, le président Isaac Herzog a replacé l’héritage du fondateur du sionisme moderne au cœur de l’actualité israélienne.
Réagissant aux propos d’un haut responsable turc, qui avait qualifié Israël de « fardeau pour le monde », Herzog a répondu avec fermeté : « Israël est là pour rester et il est une bénédiction pour le monde. » Selon lui, l’État hébreu ne défend pas seulement ses propres citoyens : il se trouve aussi « en première ligne contre le terrorisme qui menace le monde entier ». Le président a également rappelé le rôle des innovations israéliennes, qui contribuent, selon lui, au bien-être de milliards de personnes à travers le monde.
Mais son discours ne s’est pas limité à la défense d’Israël sur la scène internationale. À l’approche des prochaines élections, Herzog a lancé un appel direct à la responsabilité nationale. « Les élections ne sont pas une guerre civile », a-t-il déclaré, en appelant les Israéliens à préserver le débat démocratique sans fracturer la société.
Devant le tombeau de Herzl, Herzog a ainsi voulu rappeler que le projet sioniste ne repose pas seulement sur l’existence d’un État juif, mais aussi sur la capacité de ses citoyens à construire un avenir commun malgré les désaccords.