La chaine israélienne Kan a révélé ce lundi que l'hôpital Ichilov de Tel Aviv avait lancé un projet pilote afin de tester les effets du mouvement et de la danse chez les malades atteints de la maladie de Parkinson.
Ce projet, qui vise à réaliser une percée dans le traitement de cette maladie, est réalisé en collaboration avec le danseur et chorégraphe Ohad Naharin, lauréat du prix Israël, qui s'était déjà essayé à ce type d'accompagnement auprès de patients à New York et au Canada.
Ohad Naharin est le créateur du Gaga, un langage du mouvement qu'il a développé au fil de son travail avec les danseurs de la compagnie Batsheva, dont il est aujourd'hui le chorégraphe attitré après en avoir été le directeur artistique pendant près de trois décennies. Le Gaga ne se limite pas à un style de danse : il s'agit d'un véritable outil d'exploration du corps, conçu pour en renforcer les capacités et stimuler l'imagination par une écoute fine des sensations physiques. Devenu l'entraînement quotidien des danseurs de Batsheva, le Gaga s'est depuis répandu à travers le monde, pratiqué aussi bien par des professionnels de la danse que par le grand public, sans prérequis technique.
Selon les informations diffusées par Kan, Naharin avait déjà expérimenté cette méthode auprès de patients atteints de la maladie de Parkinson à New York et au Canada, où leur état se serait amélioré à l'issue de ces séances.
D'après le reportage, le service de neurologie et des troubles du mouvement d'Ichilov, qui centralise la prise en charge des patients atteints de la maladie de Parkinson, a pris contact avec le chorégraphe après avoir eu connaissance de son travail sur le langage corporel. Cette rencontre s'inscrit dans une dynamique plus large de dialogue entre danse et médecine déjà amorcée à l'hôpital : lors du récent sommet d'innovation NEXTLV organisé par Ichilov, Ohad Naharin avait participé à une session intitulée « Le mouvement en médecine », aux côtés du professeur Roy Alkalay, qui dirige l'institut des troubles du mouvement de l'établissement, pour explorer ce que les neurosciences et les mouvements du corps peuvent s'apporter mutuellement.

Ohad Naharin. Photo by Hadas Parush/Flash90.