Moyen-Orient

L’ultimatum pour le désarmement du Hezbollah a expiré : le Liban redoute une opération israélienne imminente

L’ultimatum fixé par l’administration Trump au gouvernement libanais pour le désarmement du Hezbollah a expiré le !er janvier, à Beyrouth, les inquiétudes s’intensifient face à la crainte d’une opération militaire israélienne d’envergure visant à affaiblir l’organisation chiite, alors que les autorités libanaises n’ont pas tenu leur engagement de récupérer les armes du mouvement.

3 minutes
2 janvier 2026

ParNathalie Sosna Ofir

L’ultimatum pour le désarmement du Hezbollah a expiré : le Liban redoute une opération israélienne imminente
Forces de Tsahal à la frontière avec le Liban, Tsahal

Désolé, votre navigateur ne supporte pas la synthèse vocale.

Le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu entretiennent une ambiguïté calculée sur la teneur de leurs échanges à ce sujet, distillant peu d’informations. Selon plusieurs hauts responsables sécuritaires, ce flou alimente au Liban un climat de tension croissante et la crainte d’une frappe israélienne surprise, particulièrement à l’approche du retour de Netanyahou en Israël.

D’après ces sources, Donald Trump aurait clairement indiqué à Netanyahu que si l’armée libanaise échouait à désarmer le Hezbollah, et si Israël jugeait nécessaire d’agir, Washington ne s’y opposerait pas. Le président américain réaffirme ainsi sa ligne : le désarmement complet du Hezbollah demeure un objectif non négociable.

Du côté de Beyrouth, la remise des armes à l’État est présentée comme une condition essentielle pour éviter une nouvelle escalade militaire, préserver la stabilité intérieure et restaurer la crédibilité du Liban sur la scène internationale. Le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam font face à une équation politique et sécuritaire de plus en plus délicate.

À Jérusalem, des responsables politiques de haut rang indiquent qu’à son retour, Netanyahou devrait tenir une série de consultations sécuritaires centrées sur l’éventualité d’une opération militaire significative contre le Hezbollah. L’ampleur d’une telle action reste, à ce stade, indéterminée.

Dans les médias libanais, plusieurs analystes estiment que le Hezbollah se trouve à un tournant critique. Ils évoquent une « dernière fenêtre » pour écouter les conseils de l’Égypte, du Qatar et de la Turquie, et accepter le principe de l’exclusivité des armes par l’État, récemment réaffirmé par le gouvernement libanais. Un refus risquerait d’accentuer la rupture entre l’organisation et une large partie de la population, tout en affaiblissant la couverture politique dont elle bénéficie encore.

Un tel scénario pourrait ouvrir la voie à une pression militaire israélienne accrue sur le Liban, d’autant que les observateurs notent une érosion progressive des capacités militaires du Hezbollah et un déséquilibre croissant du rapport de forces en faveur d’Israël.

Parallèlement, le gouvernement libanais se prépare à mettre en œuvre la deuxième phase de son plan de désarmement au nord du fleuve Litani, en adressant un message sans équivoque sur son attachement au monopole étatique de la force. Une intégration du Hezbollah dans le cadre institutionnel est officiellement proposée. Mais, selon des évaluations sécuritaires israéliennes, l’organisation devrait suivre les directives de Téhéran et refuser toute remise de ses armes.

POUR S'INSCRIRE A LA NEWSLETTER QUOTIDIENNE ET AVOIR ACCES AUX INFORMATIONS EN UN COUP D'OEIl CLIQUEZ ICI : https://israj.media-j.com/newsletter

POUR RECEVOIR NOS INFORMATIONS EN DIRECT SUR WHATSAPP CLIQUEZ ICI http://tiny.cc/IsrajInfoIsrael

Tags