Le président américain Donald Trump a annoncé dans la nuit de lundi à mardi une mesure économique sans précédent : tout pays maintenant des relations commerciales avec l'Iran se verra imposer des droits de douane de 25% sur l'ensemble de ses échanges avec les États-Unis. "Cette décision est définitive et sans appel", a martelé Trump sur Truth Social, son réseau social.
Cette offensive économique vise directement plusieurs poids lourds du commerce mondial, dont la Chine, l'Inde, la Russie, le Pakistan et la Turquie, qui figurent parmi les principaux partenaires commerciaux de Téhéran. Selon Trade Data Monitor, plus de 100 pays ayant commercé avec l'Iran au premier semestre 2025 pourraient être touchés, bien que les sanctions américaines existantes aient déjà considérablement réduit ces flux commerciaux.
Cette annonce intervient dans un contexte explosif : l'Iran est secoué depuis deux semaines par des manifestations massives, réprimées dans le sang par le régime. Le bilan reste difficile à établir en raison des coupures d'internet imposées par les autorités, mais les estimations font état de plus de 10 000 arrestations et de centaines, voire de milliers de morts, tués par balles réelles des Gardiens de la révolution.
Le guide suprême Ali Khamenei a accusé la semaine dernière les manifestants de "détruire leurs propres rues pour plaire au président d'un autre pays", en référence directe à Trump. De son côté, la Maison Blanche n'exclut aucune option. La porte-parole Karoline Leavitt a confirmé que le président américain envisageait "diverses options, y compris des frappes aériennes", tout en privilégiant la voie diplomatique.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Aragchi, a adopté une posture défensive, se déclarant "prêt à des négociations équitables" mais également "prêt à la guerre" si nécessaire. À Washington, certains conseillers mettent en garde : Téhéran tenterait de gagner du temps pour éviter des frappes et préserver sa légitimité malgré la contestation interne.
La Turquie accuse ouvertement Israël d'attiser la révolte. Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, affirme que "le Mossad ne s'en cache pas" et "incite le peuple iranien à se soulever via ses comptes internet et Twitter", estimant que l'Etat hébreu exploite la détresse iranienne.
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