Moyen-Orient

Le robinet iranien se referme : l’organe de propagande du Hezbollah s’effondre et taille dans ses effectifs

Le groupe terroriste chiite libanais traverse une crise interne et financière profonde, qui se traduit par des coupes sévères dans son appareil médiatique et par des fissures visibles au sein de sa base politique au Liban

3 minutes
25 janvier 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Le robinet iranien se referme : l’organe de propagande du Hezbollah s’effondre et taille dans ses effectifs
La principale menace pesant aujourd’hui sur le Hezbollah ne réside pas uniquement dans la pression militaire israélienne, mais dans une dynamique d’usure interne, Istock

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Selon des informations rapportées par Beirut Time News, le quotidien Al-Akhbar, étroitement lié au Hezbollah, mène actuellement une vague de licenciements et de restructurations forcées, conséquence directe d’une grave pénurie budgétaire. Les mesures ont été annoncées de manière soudaine : départs imposés, réorganisation de départements entiers et baisses de salaires. Autant d’indices révélateurs de fragilités plus larges dans les mécanismes de financement de l’organisation, longtemps soutenus par des flux financiers iraniens réguliers.

Selon plusieurs évaluations, l’aide en provenance de l’Iran -pilier central du fonctionnement du Hezbollah - a fortement diminué. Les fonds encore disponibles seraient désormais prioritairement consacrés au maintien d’un niveau minimal de préparation militaire, au détriment des institutions sociales et des organes de communication, qui constituaient jusqu’ici un levier essentiel de l’influence du mouvement.

Parallèlement, l’organisation voit son poids politique s’éroder. Un signal fort a récemment été envoyé lorsque Nabih Berri, président du Parlement libanais et allié de longue date du Hezbollah, a publiquement critiqué Al-Akhbar, l’accusant de diffuser de fausses informations concernant d’éventuels contacts diplomatiques avec les États-Unis et Israël.

L’analyse de la situation au Liban suggère que la principale menace pesant aujourd’hui sur le Hezbollah ne réside pas uniquement dans la pression militaire israélienne, mais dans une dynamique d’usure interne. L’histoire libanaise montre que les milices tendent à décliner lorsque les tensions deviennent internes et lorsqu’elles sont perçues comme un fardeau pour l’État. Les attaques verbales répétées de responsables du Hezbollah contre le gouvernement et la présidence libanaise sont interprétées davantage comme un signe de désarroi que comme une démonstration de force. À cela s’ajoute l’incapacité croissante de l’organisation à financer la reconstruction des villages détruits dans le sud du Liban. Cette défaillance porte un coup sévère au lien entre le Hezbollah et sa base populaire. Alors que les frappes israéliennes se poursuivent, l’ampleur des destructions et l’absence de perspectives de reconstruction transforment le discours de la « résistance » en un coût quotidien de plus en plus difficile à supporter pour les populations locales.

L’effondrement du dispositif médiatique, illustré par la crise qui frappe Al-Akhbar, dépasse ainsi le simple cadre d’un revers médiatique. Il constitue le symptôme d’un dysfonctionnement plus profond de la structure organisationnelle et financière du Hezbollah, susceptible d’entraîner une perte durable de son influence sur la scène politique libanaise.

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